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Le gras fait de mauvaises chansons

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Vous rappelez-vous du refrain de la chanson libérale la plus populaire de l’été dernier?

Ça allait comme suit : « Les coupures n’affecteront pas les services offerts à la population. On va couper dans le gras ».

Diffusée à travers la province par un appareil suffisamment puissant, sa mélodie devait couvrir le bruit de la scie à chaine que le gouvernement utilisait pour amputer les services publics. Depuis, elle est sortie du palmarès, ou du moins, le gouvernement ne se donne même plus la peine de la chanter... Comme elle servait de justification aux compressions annoncées dans le budget de juin dernier, il est peut-être intéressant de la syntoniser de nouveau pour voir si son air est encore au goût du jour.

La rigueur, c'est pour les autres

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Dimanche dernier, Lucienne Robillard, ex-ministre libérale, présentait les premières recommandations de la Commission de révision permanente des programmes En juin, le gouvernement Couillard a donné au comité le mandat de cibler des économies potentielles de 3,2 G$ afin de tenter de redresser les finances publiques du Québec ainsi que de réduire le paiement des intérêts sur la dette du Québec.

Ce rapport préliminaire de 176 pages (dont 55 pages blanches...) propose des économies d’environ 2,3 G$ en ayant recours à l’abolition de programmes, à la réduction de transferts ou à une tarification accrue. Divers domaines sont touchés, mais on a pour l’instant plutôt épargné la santé et l’éducation. Il faudra attendre à juin pour un rapport plus complet qui abordera tant ces secteurs publics importants ainsi que les sociétés d’État. Malheureusement, les propositions présentées sont très peu élaborées et ne sont pas mises en contexte, ne permettant pas de juger de leur réelle pertinence. Ainsi on propose des coupes au cœur même de l’État social sans même questionner les impacts et les répercussions des mesures proposées. L’austérité à son meilleur.

Cachez cette preuve que je ne saurais voir

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Les Conservateurs de Stephen Harper continuent leur travail de sape dans le secteur de la recherche réalisée par le gouvernement fédéral. Cette fois-ci, c’est le budget de la recherche du ministère de la Justice, qui produit des études sur le droit, qui vient d’être amputé de 1,2 million de dollars. Concrètement, cette compression de l’ordre de 20% des dépenses en recherche de ce ministère entraînera la perte de huit chercheur.e.s.

Radio-Canada : il est bien de consulter, mais encore faut-il bien consulter

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Le 5 mai dernier, le président-directeur général de CBC/Radio-Canada, Hubert T. Lacroix, faisait une allocution au Cercle canadien de Montréal pour exposer la situation financière de Radio-Canada. Le discours se voulait une présentation de l’impact des réductions budgétaires du gouvernement fédéral sur le diffuseur public, mais surtout une exposition de la nouvelle réalité provoquée par l’arrivée de nouveaux modes de consommation du contenu radiophonique et télévisuel. Puisque, pour reprendre les mots de son président, CBC/Radio-Canada est « à l’heure des choix », cette allocution servait également à lancer un sondage en ligne : « Transformer CBC/Radio-Canada pour l’avenir : dites-nous ce que vous en pensez ».

Cette volonté de consulter la population et les employé.e.s de Radio-Canada est très louable. Cependant, pour que cette consultation soit valide et représentative de l’opinion de ceux et de celles qui y participent, il faut s’assurer qu’elle suive les règles de l’art en termes de méthodologie. Malheureusement, après l’avoir soumise à quelques tests, nous parvenons à la conclusion que ce n’est pas le cas pour trois raisons majeures que nous exposerons ici soit les problèmes techniques et méthodologiques de l’échantillonnage, la direction politique qui imprègne l’ensemble du sondage et la construction des questions et des choix de réponses qui dirigent la réponse des sondé.e.s.

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