L’obsolescence du profit

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Récemment, dans la foulée des interrogations de fond soulevées par la crise de la COVID-19, l’IRIS publiait une note de recherche où il était entre autres proposé de libérer le travail de l’exigence de générer du profit. Initialement pensé par la doctrine du libéralisme économique, le profit était censé constituer un incitatif à l’innovation privée, laquelle bénéficierait ensuite à l’ensemble par les gains productifs générés. Or, à une époque où les capacités productives des entreprises sont devenues pathologiques – en témoigne la crise écologique actuelle –, l’accumulation de profit est-elle encore un incitatif pertinent à partir duquel la collectivité devrait s’administrer? 

Chsld privés contre publics l’historique derrière les statistiques

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Dans sa chronique, Francis Vailles relance le débat sur la nationalisation des CHSLD. Il s’appuie sur un article publié la veille où l’on apprenait que les CHSLD privés sont fortement surreprésentés parmi les 10 CHSLD ayant le pire taux de mortalité dû à la COVID-19 : ils occupent la moitié de ce morbide palmarès alors qu’on ne compte qu’environ un tiers de CHSLD privés au Québec.

Bénévolat et confinement

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La semaine dernière, Statistique Canada publiait un rapport sur le bénévolat au Canada. Bien que les données datent de 2018 (une éternité en ces temps de pandémie!), il permet de jeter un regard neuf sur ce phénomène en vertu duquel des gens donnent du temps aux autres. Ces données permettent aussi de se questionner sur l’effet que pourrait avoir eu le confinement sur leur contribution.

LA taxe scolaire doit être abolie… et remplacée

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Le 1er juillet 2020 entrera en vigueur une nouvelle diminution de la taxe scolaire. Au-delà de l’impact négatif sur le financement des écoles que celle-ci va entraîner, et des quelque 40 % de ménages québécois locataires qui ne profiteront d’aucune baisse, nous souhaitons montrer que, sous couvert de remettre de l’argent dans la poche des familles, le gouvernement perpétue une taxe injuste qui cible principalement la classe moyenne tout en protégeant le patrimoine des plus nantis.

Québec peut hausser ses revenus pour faire face à la crise

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Vendredi dernier, le gouvernement du Québec a présenté un portrait de la situation financière et économique de la province. Le ministre des Finances Eric Girard a confirmé ce qu’il annonçait depuis longtemps : la crise économique provoquée par la COVID-19 va créer un trou de 15 milliards de dollars dans les coffres de l’État québécois. Le ministre s’attend par ailleurs à ce que le retour à l’équilibre budgétaire prenne de 3 à 5 ans. Ce déficit de 15 milliards s’explique de deux manières : une hausse des dépenses liée aux besoins nouveaux créés par l’épidémie (+11,4% des dépenses de portefeuille des ministères) et une baisse des revenus fiscaux engendrée par le confinement et la baisse des activités économiques (-6,3%). Le PIB réel devrait se contracter de 6,5% en 2020, puis reprendre son rythme de 2019 dès la fin de l’année prochaine.

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