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La dette : une raison pour se faire mal?

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Dans un récent rapport et dans les entrevues qui l’ont suivi, l’économiste Robert Gagné défend avec véhémence qu’il faut rapidement rembourser la dette. Trop endetté, le Québec sacrifierait de plus en plus de ses ressources dans le paiement d’intérêts sur sa dette et mettrait en danger son développement économique et les services aux citoyen.ne.s.

Le Bonhomme Sept Heures

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Le président du Conseil du trésor a ouvert son allocution de mardi en voulant nous rappeler des chiffres. D’abord le service de la dette, ensuite le montant absolu de la dette. Une fois ces mots prononcés, tout était clair et plus rien n’était possible. Sans les mettre en rapport avec rien, par leur seule valeur en soi, ces chiffres exigeaient impérieusement, d’eux-mêmes, les changements que M. Coiteux allait par la suite nous présenter.

Au Québec, mais ailleurs aussi soyez-en assurés, la dette est un Bonhomme Sept Heures. Comme pour les enfants indisciplinés qui refusent d’aller se coucher, la dette publique sert à mettre fin aux discussions sur les finances publiques. Vous pouvez avoir n’importe quelle bonne idée, offrir une réflexion originale ou importante, on vous répondra systématiquement: «oui, mais la dette» comme si sa seule évocation suffisait à clore le débat. Mon collègue Francis Fortier et moi nous sommes penchés sur l’état de la dette du Québec pour voir dans quelle situation nous étions réellement et si la dette justifiait vraiment tous les sacrifices.

Pas si déficitaire, le Québec

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Le 19 novembre dernier, Statistique Canada publiait des données sur les finances publiques des provinces canadiennes pour la période de 2008 à 2012. L’événement est passé complètement inaperçu dans les médias québécois. Pourtant, c’est la première fois depuis 2009 que des données plus à jour sont présentées, ce qui revêt un intérêt certain. En effet, Statistique Canada présente des données fondées sur une même méthodologie pour toutes les administrations publiques, ce qui rend les comparaisons possibles, alors que les pratiques comptables sont fort diversifiées. Qu’est-ce qui en ressort ?

Prospérité hypothétique, tarifs assurés

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Depuis cinq ans on ne parle que d’austérité : réduire les dépenses pour freiner l’augmentation de l’endettement public, voilà les mesures qui devaient favoriser le retour de la croissance suite à la crise financière de 2008. On sait maintenant qu’elles ont, au contraire, nui à l’économie. Le Parti québécois prétend désormais abandonner cette politique pour mettre le cap sur la prospérité. À la vue du budget présenté aujourd’hui, on peut douter des prévisions de croissance du gouvernement, mais on peut surtout questionner les bénéfices que vont tirer les Québécois et les Québécoises des orientations budgétaires actuelles.

Mentionnons d’abord que le gouvernement prévoit que la hausse de l’investissement des entreprises sera le moteur de la croissance, passant de 0,7% cette année à 3,2% l’an prochain. Misant, entre autres, sur cette croissance, il envisage une augmentation de ses propres revenus de 4,2% l’an prochain. Difficile de ne pas voir là un enthousiasme typiquement pré-électoral, alors que le ministre reconnaît lui-même que l’incertitude qui plane sur l’économie mondiale entraîne « de l’hésitation dans l’investissement ».

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