Refonte tarifaire de l’ARTM : pourquoi s’arrêter en si bon chemin?

Photo: Jean Gagnon

À compter de ce mois-ci, l’autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) met en œuvre une importante refonte tarifaire. Elle annonce en grande pompe qu’elle a voulu simplifier la grille tarifaire dans la grande région de Montréal. Cette simplification est la bienvenue, mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin? L’ARTM rate une occasion de marquer un grand coup en instaurant la gratuité du transport en commun à l’échelle de la métropole.

La croissance des infrastructures : un indice de notre consommation non durable

Photo: Danist Soh (Unsplash)

S’il est un paradigme qui domine la pensée économique contemporaine, c’est bien la croissance. Souvent limitée à une question d’argent, la croissance s’observe en réalité dans plusieurs domaines. En effet, elle renvoie aussi à la quantité physique de matière utilisée par les économies mondiales et entraîne de ce fait des impacts environnementaux d’intensité diverse. Par exemple, la croissance des entreprises implique concrètement l’ouverture de plus de succursales, la création de nouveaux emplois et l’échange de plus de marchandises. De ce point de vue, on peut donc voir la croissance comme une forme d’expansion physique visant à constamment occuper de nouveaux marchés et de nouveaux espaces. Il vaut alors la peine de se demander quels effets cette expansion peut avoir sur la planète.

Le Grand Prix des paradis fiscaux et de la pollution

Photo: JP Valery (Unsplash)

Cette fin de semaine aura lieu la 42e édition du Grand Prix du Canada. L’occasion est bonne pour rappeler les parts d’ombre de cet événement que l’on reconduit année après année malgré ses travers en matière de fiscalité, d’écologie et d’exploitation sexuelle.

L’empreinte carbone de la Caisse de dépôt et placement s’aggrave

Photo: Bernard Fougères

Depuis 2017, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) est dotée d’une « Stratégie d’investissement face au défi climatique » qui vise à réduire l’empreinte carbone des placements financiers de la Caisse. Pour ce faire, CDPQ tient un compte annuel des tonnes de gaz à effet de serre (GES) découlant de ses différents placements. En 2021, l’institution a annoncé s’être fixé un objectif de réduction de 60% entre 2017 et 2030, visant ainsi à passer de 79 tonnes GES par millions de dollars investis en 2017 à 32 tonnes GES/M$ en 2030. Étant donné que le portefeuille de la Caisse croît à raison d’environ 9% par année, cet horizon de réduction des GES par dollar investi peut-il suffire à abaisser la totalité des émissions associées au portefeuille de la Caisse?

Le Hummer électrique ne sauvera pas la planète

Le gouvernement du Québec mise énormément sur l’électrification des transports afin d’atteindre ses engagements de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Or, non seulement cette approche est-elle insuffisante pour lutter efficacement contre la crise climatique, mais elle permet surtout à des entreprises de profiter de cette situation pour empocher des ressources et maximiser leurs profits.

Le billet vert: l’art du possible

Photo: Projet Bay du Nord (Equinor)

Un adage conservateur veut que la politique ne soit rien de plus que « l’art du possible ». Force est de constater qu’il s’agit d’un point de vue partagé par M. Steven Guilbeault, un ancien militant écologiste qui, en 2001, pratiquait la désobéissance civile et qui en 2022, à titre de ministre de l’Environnement, a approuvé un mégaprojet d’extraction d’hydrocarbures. Certains cautionnent cette trajectoire en le qualifiant de « pragmatique ». La méthode Guilbeault est-elle une approche avisée pour mener le Canada à l’indispensable transition écologique ?

L’empreinte matérielle: représenter le poids réel de nos économies

Photo: Dominik Vanyi (Unsplash)

Dans sa conception moderne, l’économie a tendance à être réduite à sa dimension monétaire, soit les choses pouvant être décrites par un prix. Les modèles économiques permettent ainsi de considérer le coût des salaires, des matières premières, des machines et les profits dans un même calcul. Les données monétaires permettent aussi des analyses très poussées, mais elles ne décrivent pas tout. En effet, en se concentrant sur les valeurs monétaires, on ferme les yeux sur de nombreux éléments d’intérêt, tel que l’environnement. Pour exploiter des ressources naturelles, une entreprise doit généralement défrayer des coûts pour les droits d’exploitation, acheter des machines et payer sa main-d’œuvre. Mais la nature, elle, est gratuite, permettant de fournir un profit virtuellement infini. Ce n’est qu’au moment d’être valorisée, une fois qu’on en extrait la matière utile, que la nature gagne une valeur.

Rapport du GIEC: les solutions – comme les obstacles – sont politiques

Photo: Kris Krüg (Flickr)

Le groupe III du GIEC, qui se spécialise dans l’analyse des solutions permettant de contrer les changements climatiques, a publié son rapport hier. La conclusion est non équivoque : les solutions pour limiter le réchauffement planétaire existent (sortir des combustibles fossiles; adopter de nouveaux modes de transport; d’alimentation et d’habitation durables; diminuer le niveau de consommation des pays développés; etc.), mais leur diffusion est freinée. Comment expliquer cette inertie climatique alarmante?

Les plans conjoints agricoles, bienfaits ou entraves?

Photo: Priscilla du Preez (Unsplash)

Bête obscure particulière au monde agricole, les plans conjoints touchent une partie non négligeable des aliments produits au Québec. En fait, il y en a près d’une quarantaine et ils visent les oeufs, le lait, les bleuets, le sirop d’érable, mais aussi le homard, le flétan, le porc, les céréales, pour n’en nommer que quelques-uns, incluant une quinzaine de plans conjoints pour le bois. Le présent article se limitera toutefois au domaine de l’agriculture.

Pourquoi Hydro-Québec compense-t-elle Énergir et combien ça va coûter ?

Photo: Adam Fagen (Flickr)

Une entente survenue entre Énergir et Hydro-Québec a fait couler beaucoup d’encre dans les dernières semaines, et avec raison, car on estime qu’entre 2022 et 2030, celle-ci coûtera à Hydro-Québec plus de 400 millions de dollars. Si l’entente reste la même, ce montant pourrait même atteindre près de 1,2 milliard de dollars en 2036 et 2,4 milliards de dollars d’ici à la fin 2050. Voyons pourquoi.

Comment mettre en œuvre la transition juste au Canada? En en faisant davantage

Photo: Mike Setchell (Unsplash)

La semaine dernière, l’Institut Parkland a tenu une conférence sur le sujet de la transition juste regroupant chercheur·e·s, universitaires, syndicats, activistes climatiques, ainsi que quelques politicien·e·s et décideur·e·s. Parmi les leçons importantes de la conférence : le Canada doit en faire beaucoup plus afin de créer une économie faible en carbone et plus équitable pour tous et toutes.