Opération privatisation : comment Robert Bourassa s’est débarrassé d’entreprises publiques stratégiques

Photo: Claude Robillard (Flickr)

Saviez-vous qu’en 1983, la moitié du sucre vendu dans les épiceries du Québec était fait à partir d’ingrédients d’ici et était raffiné sur la Rive-Sud de Montréal? Commercialisé sous le nom de marque Marie Perle, ce sucre était produit à la raffinerie de Mont-Saint-Hilaire, à partir de betteraves à sucre de source locale.

Mise à jour économique: le calme avant la tempête?

Photo: Abdallahh (Flickr)

Le ministre des Finances faisait cet après-midi Le point sur la situation financière et économique du Québec. Cette mise à jour économique survient alors qu’Eric Girard prévoit comme la plupart des analystes un ralentissement économique pour 2023.

Mise à jour économique: le spectre de la récession plane sur le budget fédéral

Photo: Saffron Blaze

La ministre des Finances Chrystia Freeland présentait hier son Énoncé économique de l’automne 2022, une mise à jour de la situation budgétaire du gouvernement fédéral. Alors que la pandémie a marqué les exercices budgétaires de 2020 et 2021, depuis 2022, c’est bien sûr l’inflation qui imprime sa marque sur la stratégie du gouvernement.

La firme McKinsey : un ministère de plus au sein du conseil des ministres du gouvernement Legault?

Photo: OZinOH (Flickr)

La nomination par François Legault de son nouveau conseil des ministres s’est déroulée moins de trois semaines après les révélations de Radio-Canada concernant l’implication de la firme McKinsey, un grand cabinet états-unien de services conseils, dans la gestion gouvernementale de la pandémie. L’enquête du journaliste Thomas Gerbet a montré que durant la crise sanitaire, de larges pans des fonctions de l’État ont été carrément sous-traités à cette firme par le gouvernement. Doit-on en conclure que la firme McKinsey détient son propre ministère caché au sein du gouvernement? Comment comprendre ces pouvoirs importants accordés à une multinationale privée sans verser dans les théories du complot?

Sous Trudeau, le Canada continue de se militariser

Photo: Virginia Guard Public Affairs (Flickr)

En avril dernier, le gouvernement fédéral a profité de la guerre en Ukraine pour accroître le budget de la Défense nationale de 8 milliards de dollars sur cinq ans. Lors de sa victoire électorale de 2015, Justin Trudeau annonçait à ceux et celles qui s’étaient inquiété·e·s que le pays ait perdu sa « voix compatissante et constructive sur la scène internationale » durant les années Harper que le Canada était de retour.

Leçons tirées de la campagne électorale au Québec

Photo: Wilfredor (Wikipédia)

Après 30 jours de campagne électorale, la CAQ a été réélue avec une majorité encore plus confortable qu’en 2018. Si certains résultats ont été prévus dès le déclenchement des élections (personne n’est surpris que François Legault soit encore premier ministre), la campagne ne s’est pas déroulée sans rebondissements.

CAQ: un bilan mitigé

Photo: Paul Van Der Werf (Flickr)

Les Québécois·es iront aux urnes le 3 octobre prochain. On se rappelle qu’à l’élection de 2018, la Coalition avenir Québec a délogé le Parti libéral, qui avait été au pouvoir de manière presque ininterrompue depuis 2003. Le parti de François Legault mettait ainsi un terme à l’alternance entre libéraux et péquistes qui durait depuis 1970 en remportant 37,42 % des voix et en faisant élire 74 députés. 

Glencore et l’évitement fiscal : un cas d’école de la stratégie du « prix de transfert » (2)

Photo: denisbin (Flickr)

Dans un précédent billet, nous faisions état de la structure fiscale opaque de l’entreprise Glencore. Cette fois-ci, nous résumons une décision de la justice australienne à l’égard de Glencore, qui a statué sur la légalité d’une stratégie d’évitement fiscal dont usent et abusent les entreprises multinationales : le prix de transfert. 

Glencore et la Fonderie Horne: un enfer sanitaire… et fiscal (1)

Photo: François Ruph (Wikipédia)

Nous apprenions récemment qu’un rapport sur les risques accrus de cancer du poumon découlant des émissions de polluants de la Fonderie Horne, à Rouyn-Noranda, avait été étouffé en 2019 par le directeur national de la santé publique de l’époque.

Les prévisions budgétaires irréalistes du ministère des Finances

Photo: Samuel Gamache

À force d’être aussi loin de la réalité, les prévisions budgétaires du ministère des Finances du Québec vont-elles perdre en crédibilité ? Une fois de plus cette année, l’IRIS prévoit que la situation budgétaire du Québec sera bien moins sombre que ce que projette le gouvernement. Certes, des événements imprévus – une pandémie par exemple – peuvent modifier radicalement les projections réalisées par un gouvernement en début d’exercice, mais il s’avère que cette « tradition » d’imprécision s’est établie bien avant 2020. Ces constats nous forcent à redoubler de prudence face aux prévisions budgétaires du gouvernement, qu’elles soient trop optimistes ou trop pessimistes.

Y a-t-il des économistes à la CAQ?

Photo: Jamar Penny (Unsplash)

Comme si un coup de dés avait soudainement changé le cours de l’économie, le gouvernement Legault a annoncé qu’il devra, dans les conditions actuelles de pénurie de main-d’œuvre et d’inflation, presque doubler les budgets accordés au Programme de financement des infrastructures s’il veut créer les 37 000 places en services de garde promises. Alors que la responsabilité du déficit de places appartient en partie au gouvernement libéral passé, ce qu’il en coûtera de réparer ce laxisme incombe par contre aux stratégies de relance malavisées de la CAQ. Pour un gouvernement qui affirmait dans le dernier discours du budget qu’il faisait « de la saine gestion des finances publiques une priorité », il semble que les rouages de la macroéconomie lui échappent puisqu’il a lui-même contribué à hausser les coûts de construction par ses politiques de relance.

Les coûts élevés de la «médecine inc.»

Le texte d'abord publié sous forme de lettre ouverte dans Le Devoir.

Selon des données obtenues du Collège des médecins en vertu d’une demande d’accès à l’information, 14 781 médecins ont choisi en 2021 de profiter des possibilités d’optimisation fiscale ouvertes par le Règlement sur l’exercice de la profession médicale en société, qui permet aux médecins du Québec d’« exercer [leurs] activités professionnelles au sein d’une société par actions ou d’une société en nom collectif à responsabilité limitée ». Or, si l’incorporation de leur pratique est très avantageuse pour les médecins sur le plan financier, elle est très coûteuse pour la société.