Biodiversité, pollution et communautés inuites: l’épisode oublié des stations radars nordiques

Photo: US Embassy and Consulates in Canada (Flickr)

Le Canada a connu au cours de son histoire de nombreux épisodes de pollution d’écosystèmes à large échelle. Cette « contre-histoire environnementale du Canada », bien souvent effacée au profit d’une histoire nationale édulcorée, explique en partie pourquoi notre pays se classe 111e dans le monde pour la protection de son territoire terrestre.

Le droit du travail selon Ray-Mont Logistiques

Fondée en 1992, Ray-Mont Logistiques (ci-après « RML ») est une entreprise québécoise spécialisée dans l’exportation outre-mer de produits agricoles. En 2016, elle a fait l’acquisition d’un terrain de 2,5 millions de pieds carrés jouxtant le port de Montréal, dans le secteur de Mercier Hochelaga-Maisonneuve (Viauville).L’entreprise souhaite construire sur ce site une gare intermodale de transbordement de marchandises céréalières. Les quelque 100 wagons de trains quotidiens qui transiteraient à terme par le site ainsi que les 10 000 conteneurs qui y seraient installés soulèvent des contestations de la part du voisinage et des usager·ère·s du terrain présentement en friche. L’entreprise, pour sa part, reconnaît les troubles de voisinage éventuels des opérations 24/24 du site, mais soutient entre autres que la création de 200 emplois les compenserait en partie. Or, quel type d’employeur est l’entreprise RML? Deux décisions de justice à son égard en brossent un sombre portrait.

Rapports du GIEC : comment ça marche et que nous apprend celui de février 2022 ?

Photo: Kris Krüg

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publiait le 28 février dernier son plus récent rapport qui porte sur les stratégies d’adaptation aux changements climatiques. Rappelons que le GIEC est composé de scientifiques de partout à travers la planète et sa mission est d’évaluer les causes, les impacts et les solutions aux changements climatiques. Avant de parler du rapport, tentons de mieux comprendre ce qu’est le GIEC et comment il arrive à ses conclusions.

Faut-il interdire les publicités de voitures à essence? (1)

Soulignons l’incongruité : d’ici 2035, les voitures à essence neuves seront interdites de vente au Québec, car jugées nuisibles à l’environnement. Or, d’ici à ce que le couperet tombe, les publicités commerciales pour ces voitures se poursuivent sans ménagement, comme si le danger écologique des voitures à essence n’allait être réel qu’en 2035.

Le top 10 des pollueurs et leur évolution

Photo: Chris LeBoutillier

En cette période électorale où la transition écologique commence à prendre plus de place dans le débat, il me semble opportun de présenter une mise à jour du traditionnel décompte des 10 plus grands pollueurs au Québec. À ce « top 10 », j’ajoute les sommes  annoncées ou reçues par le Fonds vert ou par l’organisation Transition énergétique Québec (TEQ).

Changements climatiques : penser au-delà du bac vert

Du 6 au 17 novembre prochains se tiendra à Bonn en Allemagne la Conférence de l’ONU sur le changement climatique (COP23), qui traitera de l’avancement de la mise en œuvre de l’Accord de Paris signé en 2015. L’urgence de limiter le réchauffement planétaire se fait sentir tous les jours un peu plus, à mesure que les signes de la dégradation de la planète se multiplient. L’Organisation météorologique mondiale soulignait récemment dans son bulletin annuel que la concentration de CO2 dans l’atmosphère a atteint en 2016 son plus haut niveau en 800 000 ans.

Le Fonds vert : un vide sidéral

En début de semaine, nous apprenions que les résultats du Fonds vert étaient cette année une fois de plus décevants. En effet, les 1,23 G$ investis jusqu’à présent n’ont généré qu’une réduction de 613 000 tonnes de gaz à effet de serre (GES), soit environ 0,7 % (p.13) des émissions totales du Québec. Malheureusement, la réponse à cette autre mauvaise année du Fonds vert reste peu convaincante et semble répéter les erreurs des dernières années. 

Le top 10 des grands pollueurs au Québec

Ceux et celles qui me lisent le savent, je ne suis pas le plus grand défenseur du SPEDE et de la bourse au carbone. Cependant, je dois bien admettre qu’un des avantages de ce type de politique est de rendre publiques les émissions de gaz à effet de serre (GES) produites par les plus importants pollueurs du Québec

La bourse au carbone : une fausse bonne idée? (deuxième partie)

camionsPollution

Ce texte fait suite à un texte publié vendredi dernier que vous pouvez retrouver ici.

Je terminais mon dernier texte sur la bourse au carbone en indiquant que le SPEDE, type de bourse du carbone qui entrera en vigueur le 1er janvier 2015, risquait de ne pas remplir son mandat. La tonne d’équivalents de gaz carbonique aurait de fortes chances de se  transiger à prix modique, ce qui nuirait à la transformation du comportement des industries polluantes, les encourageant à acheter des droits de pollution à bas prix. Or cette situation n’est pas propre au Québec. La dévaluation du prix de la MT CO2e fait partie des réalités et des nombreux échecs la bourse au carbone. Ce second texte tentera d’en présenter quelques-uns.

Il existe deux questions de fond sur la bourse du carbone : est-ce concrètement réalisable et et est-ce souhaitable ? Tentons d’y répondre.