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Trop d’impôt tue l’impôt?

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Dans le cadre de son émission matinale sur les ondes du 98,5 FM à Montréal, l’animateur Paul Arcand commentait la semaine dernière la proposition de Québec solidaire d’augmenter le taux d’imposition sur les hauts revenus afin de dégager des revenus supplémentaires pour l’État. Son propos était le suivant : « (...) sur le taux d’imposition des gens qui ont des revenus plus élevés, Justin Trudeau vient d’avoir sa leçon, parce que le fédéral avait augmenté, et cette semaine on a eu les chiffres : y a augmenté l’impôt de la classe supérieure, pis les revenus ont baissé de 5 milliards. Fait que des fois, t’as l’effet inverse de ce que tu recherches. »

Piqués par Piketty

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Décidément, les thèses de l’économiste français Thomas Piketty dans son livre à succès Le capital au XXIe siècle dérangent bien des gens. Plus fondamentalement, ce sont ses recommandations préconisant de taxer davantage la richesse qui agacent. Après le Financial Times britannique qui s’est appliqué à relever des erreurs de calcul dans une œuvre que tous acclament comme une contribution importante en matière de documentation sur les fortunes, et dont les bases de données servent désormais à l’OCDE, voici qu’une nouvelle offensive se déploie dans les médias pour semer le doute dans les esprits. Après le professeur Herbert Grubel, fellow de l’Institut Fraser, (La Presse du 21 juin), c’est au tour du professeur Pierre Chaigneau, chercheur associé à l’Institut économique de Montréal (Le Devoir du 18 juillet) d’y aller de ses critiques.

Contrairement à Piketty, dont l’une des thèses principales est que la richesse se concentre chez les déjà-riches parce que le taux de rendement du capital est systématiquement supérieur au taux de croissance de l’économie, les auteurs évoquent toutes sortes de phénomènes.

Rapport Godbout : poursuite de la révolution tarifaire sous vernis progressif

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Luc Godbout frappe encore. Après avoir préparé le terrain à Raymond Bachand il y a maintenant cinq ans pour l’instauration de la révolution tarifaire, il revient à la charge. Le rapport déposé hier est clair : les Québécois et les Québécoises pourraient avoir droit à 3,4 milliards $ de baisses d’impôt et à l’annulation de la très impopulaire contribution santé. En contrepartie toutefois, ils devront payer plus de taxes et absorber d’importantes hausses de tarifs.

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