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Pourquoi la droite n’aime pas Keynes?

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Le 4 janvier dernier, par l’entremise de sa page Facebook, l’IRIS demandait quels sujets ses lecteurs et lectrices souhaitaient voir traités sur son blogue en 2016. Parmi les nombreuses proposions qui ont suivies, celle de Robert Mainville a particulièrement retenu notre attention: « Pourquoi les économistes de droite détestent autant Keynes ?» Dans ce billet, nous tentons donc d’offrir une réponse à cette question. 

Le retour et la chute du keynésianisme pendant la crise économique

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Ce billet vise à présenter certains éléments tirés d'une étude de Henry Farrell et John Quiggin (entre autres auteur du livre Zombie Economics: How Dead Ideas Still Walk among Us - L'économie zombie : Comment les idées mortes sont toujours bien vivantes), que j'ai trouvée très éclairante sur le retour en force du keynésianisme lors de la dernière crise et sa disparition aussi soudaine.

Pour analyser cette question, les auteurs ont tout d'abord examiné comment les consensus émergent dans une communauté scientifique. Ils ont ensuite étudié le rôle des relations de pouvoir et de leur structure dans la diffusion des idées (contagion) et dans la création de consensus et de dissensions. Tout cela étant très technique, j'ai laissé cette partie de côté et ne ferai que présenter l'historique de l'évolution du consensus économique avant, pendant et après la crise. C'est déjà beaucoup!

Crise et politiques d’austérité

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Les économies occidentales sont entrées, depuis 2008, dans une crise de croissance sans précédent. Alors que les enseignements de John Maynard Keynes voudraient que les gouvernements augmentent leurs dépenses pour stimuler l’économie et relancer l’accumulation, ces derniers ont plutôt choisi de mettre en place des politiques d’austérité et de compression des dépenses gouvernementales. Or, il s’agit de la pire chose à faire en temps de récession. Nous voyons déjà les populations pâtir de ces mesures, de la Grèce au Portugal, en passant par le Royaume-Uni.

Les mesures d’austérité ne risquent pas de relancer la croissance de sitôt. Par contre, elles participent d’un démantèlement des services sociaux et du secteur public qui met encore davantage les économies à la merci des marchés. On pourrait bien ainsi découvrir que les mesures d’austérité ne font aucunement partie de la solution, mais qu’au contraire, la crise a servi de prétexte pour légitimer des programmes d’ajustement structurel visant en fait à démembrer davantage l’État social (« l’État-providence ») et à faire avancer la doxa néolibérale.

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