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Crise européenne : la bourse ou la vie

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La crise dans la zone euro s’étire et les signes d’embellie se font plutôt rares. Ce qui était d’abord une crise des dettes souveraines s’est rapidement transformé en crise sociale. En Espagne et en Grèce, deux pays particulièrement affectés par la crise, le taux de chômage atteint des niveaux catastrophiques (respectivement 24,8% en juin 2012 et 22,5% en mai 2012), les services publics sont démantelés, des familles perdent leur logement. Même la culture, selon la communauté artistique espagnole, est menacée par le régime de minceur que s’impose le gouvernement.

Évidemment, les risques pèsent sur l’ensemble des pays de la région étant donné l’union monétaire qui lie une majorité d’entre eux. Le spectre toujours présent d’un défaut de paiement de la Grèce continue par exemple de hanter les dirigeants européens, qui ne partagent pas toujours les mêmes vues sur la voie à emprunter pour sortir de l’impasse.

Parmi les solutions envisagées, deux positions dominent. La première avenue est celle de l’austérité budgétaire. Les pays européens doivent diminuer le poids de leur endettement s’ils souhaitent retrouver la voie de la croissance. Les agences de notation, qui évaluent la « performance financière » des États, prônent la plupart du temps cette solution, tel qu’en fait foi la décision récente de Standard and Poor’s de ne pas abaisser la cote de crédit de l’Espagne en reconnaissance de ces efforts de « réformes fiscales et structurelles ».

Regards sur la CAQ : Les migrant-es responsables des problèmes d’intégration?

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Dans sa deuxième proposition au sujet de la culture québécoise et de la langue française, François Legault laisse entendre que l’immigration se réduit à un problème d’intégration et que les migrants eux-mêmes sont à l’origine de celui-ci. La Coalition parle en effet de mesures pour augmenter l’employabilité des immigrants et pour favoriser leur intégration à la communauté francophone, soulignant que la maîtrise non adéquate du français est «un frein à l’embauche pour de nombreux immigrants».

Charte des valeurs québécoises : une mauvaise réponse au mauvais problème

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Impossible d’ignorer le débat actuel entourant la Charte des valeurs québécoises. Une société qui fait le choix de réfléchir aux valeurs qui sont les siennes semble a priori une chose louable. Le débat actuel n’offre malheureusement pas l’occasion de se réjouir d’une telle pertinence. Il n’y sera pas question des valeurs québécoises en ce qui a trait à l’exploitation de nos ressources, à l’occupation du territoire ou encore à notre volonté de respecter les limites que nous impose notre écosystème. Il ne sera pas non plus question des valeurs québécoises dans les domaines si importants de l’accès universel aux services de santé gratuits et de qualité, des soins aux personnes âgées ou du maintien de notre réseau d’éducation publique hors des pressions du monde des affaires.

Ce que l’on nous présente comme un débat sur « nos valeurs » n’est en fait qu’une reprise du mélodrame sur les accommodements raisonnables qu’a connu le Québec en 2006-2007 et qui a débouché sur la Commission Bouchard-Taylor. Le gouvernement actuel, manifestement anxieux de masquer son incapacité à traiter directement de cet enjeu, accouche donc de cette Charte des valeurs.

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