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Déconfinement: se baser sur la science… quand elle fait son affaire

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Le premier ministre François Legault a annoncé la première phase de son plan de déconfinement le 27 avril. Ce plan prévoit la réouverture des écoles primaires et des garderies en dehors de la région métropolitaine dès le 11 mai prochain, et le 19 mai pour les établissements montréalais. Pour justifier cette décision, le premier ministre évoque 5 raisons particulières: le bien des enfants, l’accord de la santé publique, le risque moindre pour les personnes de moins de 60 ans, la situation des hôpitaux sous contrôle et le fait que la vie doit continuer. Si ces 5 raisons sont en apparence fort louables, il est toutefois nécessaire de s’assurer qu’elles soient vérifiées et légitimes. Dans ce billet, je propose de passer en revue ces 5 raisons en plus de faire un état général de la pandémie au Québec et de sa prise en charge par les autorités publiques.

La politique d'austérité budgétaire au Québec à la suite de la crise financière

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Nos services publics sont sérieusement malmenés ces dernières années en raison de la politique d’austérité. Selon les données budgétaires, ce sont 20 milliards d’efforts qui ont été exigés de la population du Québec sur une période de six ans, de 2010 à 2015. Cela représente 3,4 milliards par an en moyenne, dont 2,3 milliards par an en compressions de dépenses. Trois ministres des finances se sont succédé, Bachand, Marceau et Leitão, chacun avec son plan de retour à l’équilibre budgétaire, chacun avec son cortège de compressions de dépenses et de hausses de taxes. L’objet du présent texte est de revoir, à travers l’examen des budgets successifs, comment s’est déployé le grand schéma conçu en 2009-2010, et dégager les reliefs de cette période.

Tarif des CPE: la phobie de l’impôt

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Une semaine avant la rentrée parlementaire à Québec, le gouvernement Couillard place déjà ses pions en laissant couler de l’information sur son intention de revoir le fonctionnement du financement des CPE. Du tarif unique, les fameuses garderies à 7 $, on propose de passer à un système de participation proportionnel aux revenus des parents.

Tant mieux! diront certain.e.s. Quoi de plus normal que quelqu’un qui va porter ses enfants à la garderie en BMW paie plus que les autres? En s’attaquant au principe d’universalité, qui veut que les mêmes conditions s’appliquent à tout le monde pour avoir accès aux services publics, le gouvernement prétend s’en prendre à une vache sacrée du modèle québécois. 

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