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L'appauvrissement de la classe moyenne n'est pas un mythe

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En réponse au texte de Pierre Sormany, « Le mythe tenace de l’appauvrissement de la classe moyenne », publié le 13 octobre dernier. Un sondage Angus Reid révélait en août dernier qu’environ 40 % des répondants jugent qu’il est « plus difficile aujourd’hui de maintenir un niveau de vie de classe moyenne ». Dans une lettre publiée dans La Presse+ le 13 octobre dernier, le journaliste Pierre Sormany soutient que ce n’est pas parce qu’elle s’est appauvrie que la classe moyenne peine à joindre les deux bouts. « Ce sont leurs dépenses qui augmentent », affirme-t-il.

Par-delà la guignolée : l’angle mort de la philanthropie

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La guignolée des médias est de retour comme chaque année, annonçant tristement que même une société riche comme la nôtre peine à assurer des conditions de vie décentes à l’ensemble de ses citoyennes et citoyens. L’événement, organisé en appui aux organismes qui viennent en aide aux plus pauvres, a permis l’an dernier d’amasser 3,2 millions de dollars en dons et d’aider 300 000 personnes, selon le site de l’organisme.

Cessez d’être moyen, retournez à la base

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Cette semaine, l’économiste Pierre Beaulne me disait à quel point lui déplaît l’usage du concept de classe moyenne. Il déplorait qu’un glissement sémantique ait amené des acteurs sociaux et politiques à invoquer « monsieur-madame-tout-le-monde », la « famille », puis la « classe moyenne ». Il y voyait certainement l’effet neutralisateur au sein de la population de l’identification à la classe moyenne. En effet, lorsqu’on appartient à la classe moyenne, on est « normal ». On n’est peut-être pas riche, mais au moins, on n’est pas pauvre et c’est la seule chose qui vient à compter. Les deux bouts de hiérarchie sociale deviennent des anomalies exceptionnelles dont on ne pourra jamais vraiment se défaire.

Alors ça va. Le « Petit cours d’autodéfense en économie » de Jim Stanford, récemment traduit et publié par Lux, donne plutôt raison à Pierre Beaulne. Dans cet ouvrage introductif à l’économie en général et aux rouages de l’économie capitaliste en particulier, il existe deux camps : les capitalistes et les salariés. Cette fois, l’appartenance à la « moyenne » nous place au bas de l’échelle sociale qui ne compte plus que deux échelons. Ça change la perspective.

Adieux à la classe moyenne

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Depuis que Justin Trudeau est à la tête du Parti Libéral du Canada, il n’a cessé de se dépeindre en fervent défenseur de la classe moyenne. Une stratégie qui, d’un point de vue électoral, pourrait être payante si l’on considère qu’une grande majorité de gens est susceptible de s’identifier à cette catégorie. Mais si plusieurs se montrent préoccupés par le sort de la classe moyenne, c’est que les familles canadiennes gagnant des revenus moyens se trouvent dans une situation financière précaire.

C’est du moins la conclusion qui se dégage d’une étude interne du ministère fédéral de l’Emploi révélée par La Presse canadienne il y a quelques jours. Entre 1993 et 2007, le revenu après impôt des familles qui ont un revenu moyen (compris entre 75% et 150% du revenu médian) a cru d’environ 3,6% par année, tandis que leurs gains (revenus du marché du travail avant impôt) n’ont augmenté qu’au rythme de 1,7% par année. Le poids de leur endettement par rapport à leur revenu a aussi cru d’environ 20% entre 1999 et 2005.

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