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Infaillibles, les banques canadiennes ?

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La semaine dernière, on apprenait que l’agence de notation Moody’s abaissait la cote des six grandes banques canadiennes. Le système bancaire canadien, soi-disant infaillible, montre maintenant quelques signes de faiblesse. Les raisons de la décote : la hausse de prix de l'immobilier et l’endettement des consommateurs et consommatrices. Ainsi, la Banque du Canada pourrait entrevoir une hausse des taux d’intérêts pour calmer l’appétit pour les emprunts et conséquemment ralentir la progression de l’endettement des ménages. Néanmoins, cette hausse ralentirait la consommation des ménages, qui est le moteur de la croissance du produit intérieur brut (PIB) canadien et, de manière plus problématique, elle pourrait acculer de nombreux ménages à la faillite.

Comment le Canada a sauvé ses banques... et à quel prix

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Depuis le déclenchement de la crise mondiale de la fin des années 2000, le gouvernement fédéral ne tarit pas d’éloges à l’endroit du système financier canadien dont la solidité aurait permis aux banques de traverser cette période difficile sans le support de l’État. Cette affirmation ne pourrait être plus fausse. Comme on peut le lire dans une étude récemment publiée par le Centre canadien de politiques alternatives, les grandes banques canadiennes ont, entre 2008 et 2010, puisé des dizaines de milliards de dollars (114 pour être plus précis) dans différents programmes publics destinés à leur venir en aide. Parmi ceux-ci, le Programme d’achat de prêts hypothécaires assurés (PAPHA) a joui d’une popularité toute particulière. Contrairement aux autres qui permettaient aux institutions financières d’avoir accès à du crédit des banques centrales américaine et canadienne, celui-ci leur offrait des injections directes de liquidités. En plus d’aider le secteur bancaire à maintenir ses larges marges de profit, le PAPHA a également entretenu une forte croissance immobilière qui, comme nous le soulignions dans notre récente mise à jour sur la question du logement, comporte d’importants risques autant pour l’économie que les ménages canadiens.

Endettement des ménages : on vous l’avait bien dit

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Revenons en arrière et prenons quelques exemples. Seulement quelques uns.

En février 2010, la Banque nationale publiait un Hebdo économique sur l’endettement des ménages, alors que Statistique Canada venait d’annoncer que le ratio d’endettement frôlait le 150%. Conclusion de l’avis? Il faut faire attention, mais « Pour l’heure, la situation financière présente des ménages canadiens apparaît saine, quel que soit l’angle sous lequel nous abordons la question. »

Atterrissage en douceur ou crash immobilier? Le suspense tire à sa fin

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Le discours a changé chez les analystes du marché financier. Il n’y plus lieu de se demander si le marché connaît un ralentissement, on se questionne désormais à savoir ce à quoi ressemblera la « correction ». Les indicateurs tels que les permis de construction et le prix des propriétés ont suffisamment diminué au cours des derniers mois pour convaincre les autorités canadiennes de poser certains gestes visant à « refroidir » le marché. Le dernier en date s’est produit la semaine dernière alors que la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) annonçait qu’elle limitait la garantie octroyée sur la conversion d'hypothèques en titres de créance.

On pourrait donc séparer les observatrices et observateurs de la bulle immobilière en deux camps : ceux qui tablent sur un « atterrissage en douceur », donc un rééquilibrage des prix vers un niveau plus sensé et ce, sans grande perturbation dans l’économie. Dans l’autre camp, il y a ceux qui appréhendent un crash et que le marché pique soudainement du nez entraînant avec lui l’économie canadienne. Comme l’explique cet article de la Presse canadienne, cette version pessimiste à propos de la « correction » qui attend le marché n’affecterait pas seulement l’avoir des ménages frappés sur leur actif de plus grande valeur, leur propriété. En effet, le secteur de la construction serait également touché, mais surtout la confiance ébranlée des ménages ferait chuter leurs dépenses et le dernier moteur vigoureux de l’économie canadienne serait ainsi enrayé. Ce ralentissement provoquerait des faillites qui elles-mêmes, si elles se produisent en trop grand nombre, causeraient des pertes importantes au secteur bancaire qui réagirait en réduisant l’accès au crédit. Et un cercle vicieux vers le bas serait ainsi enclenché.

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