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L'assurance-qualité en Ontario

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Le modèle traditionnel d’assurance-qualité, dans lequel les corps professoraux et institutionnels évaluent, approuvent et améliorent les programmes, a toujours existé en Ontario. Toutefois, les administrations des universités et des collèges, encouragées par les employés du ministère de l'Éducation, ont accéléré la centralisation et la standardisation de l’assurance-qualité. Ces changements sont le fruit de pressions externes de l’OCDE en faveur de la standardisation et de processus provenant d’Europe au cours du processus de Bologne.

Le Conseil des universités de l’Ontario (CUO) a commencé à coordonner l’examen de l’assurance-qualité au milieu des années 1990. Un sous-comité a mené des révisions des processus d’examen institutionnels sur une période de sept ans et a supervisé le Conseil des études supérieures de l’Ontario, qui a évalué et approuvé les programmes de cycles supérieurs. Les révisions ont commencé en 1997.

La dernière « offre » du gouvernement

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Comme il semble y avoir eu certaines irrégularités dans le processus de négociation, nous parlerons ici d'une offre gouvernementales plutôt que d'une entente négociée.

Le gouvernement garde le cap sur la hausse mais propose d’instaurer un comité qui évaluerait l’utilisation des ressources dans les universités. Les économies réalisées pourraient réduire les frais afférents et compenser la hausse des frais de scolarité. L’affaire peut sembler sympathique. Mais cette concession apparente est, encore une fois, un cadeau empoisonné.

D’une part, le gouvernement ne recule pas sur la hausse et réussit à en faire reconnaître la légitimité, alors que cette mesure injuste et antisociale a été justifiée par un prétendu sous-financement complètement fallacieux. La hausse est maintenue comme s’il s’agissait d’une fatalité cosmique.

Le spectre du sous-financement

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Dans Le Devoir du 16 octobre, le recteur de l’Université de Montréal, Guy Breton, affirme vouloir contrer le scepticisme du ministre Pierre Duchesne à l’égard du « sous-financement » des universités. Il semble qu’il faille encore une fois remettre les pendules à l’heure et montrer en quoi M. Breton a doublement tort, à la fois en ce qui concerne le spectre du prétendu sous-financement des universités, qui hante toujours le paysage, et en ce qui concerne la « qualité » de l’enseignement.

L’assurance qualité au cégep (2 de 2) : quelle conception de l’éducation?

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Dans la première partie de ce texte, nous avons montré que le processus d’assurance qualité actuellement en cours d’implantation dans les cégeps du Québec repose sur une conception gestionnaire de la qualité qui a (paradoxalement) très peu à voir avec l’enseignement. Dans cette deuxième partie, nous verrons en quoi ce processus d’assurance qualité s’inscrit directement dans une perspective de marchandisation et de technocratisation de l’éducation. Voilà en effet le second constat auquel nous mène la lecture du document de la Commission d’évaluation de l’enseignement collégial (CEEC) : Évaluation de l’efficacité des systèmes d’assurance qualité des collèges. Orientations et cadre de référence.

À première vue, on pourrait croire que l’assurance qualité, telle que mise de l’avant par la CEEC, ne promeut pas une vision spécifique de l’éducation, dans la mesure où les cégeps jouissent d’une autonomie considérable dans l’élaboration de leur système d’assurance qualité. On l’a vu, chaque cégep définit lui-même ses objectifs, sa mission et les mécanismes par lesquels il va les réaliser. Puisque la CEEC comprend la qualité comme étant « la capacité pour un établissement d’atteindre ses objectifs et de réaliser sa mission », on pourrait ainsi penser qu’il appartient également à chaque cégep de définir la vision de l’éducation qui se retrouvera au cœur de sa mission.

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