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À combien s’élève la dette de l’État envers les plus vulnérables?

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La Protectrice du citoyen publiait la semaine dernière son rapport annuel, dans lequel elle dénonce le fait qu’en raison d’obstacles bureaucratiques, des dizaines de milliers de citoyens et de citoyennes – souvent parmi les plus vulnérables – n’ont pas accès à des prestations ou à des services publics auxquels ils et elles ont pourtant droit. Ce rapport, s’il ne permet pas de dresser un portrait exhaustif de ces problèmes systémiques d’accès, a au moins le mérite de mettre en lumière un phénomène très peu documenté au Québec : le non-recours aux droits. Regard sur une dette publique dont on ne parle pas assez.

La pauvreté : un problème d’argent

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Une idée qui semble très ancrée dans l’esprit des sociétés occidentales est que la cause de la pauvreté serait le résultat de mauvaises décisions ou encore d’un manque d’éducation ou de caractère. Cela explique probablement pourquoi les programmes de lutte contre la pauvreté comportent de nombreuses conditions au versement des prestations. En effet, pourquoi faire confiance à quelqu’un de peu éduqué, de paresseux ou d’irrationnel lorsqu’il s’agit de lui donner de l’argent? Cependant, d’après une recherche parue en 2017 dans le magazine Science qui permet de mieux comprendre le casse-tête que représente la lutte contre la pauvreté, la véritable cause pourrait simplement être le manque d’argent.

Cachez ce RMG que je ne saurais voir

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Hier matin, Bernard Drainville révélait à l’antenne du 98,5 FM avoir mis la main sur une présentation dévoilant les grandes lignes du plan de lutte à la pauvreté qui sera déposé par le gouvernement dimanche prochain. On y apprend que, malgré les critiques du rapport du comité d’expert publié en novembre, François Blais proposera d’aller de l’avant avec le revenu minimum garanti (RMG). Est-ce désormais la fin des discriminations économiques entre les prestataires de l’aide sociale? Pourra-t-on dorénavant travailler un peu sans être pénalisé quand on reçoit l’aide de dernier recours? Les personnes qui se retrouvent au bas de l’échelle auront-elles enfin le droit à des revenus suffisants pour répondre à leurs besoins? Bien sûr que non. Franchement.

Une nouvelle ligne sous la ligne (2) : quand l’Ontario fait mieux

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Comme mon dernier billet le faisait valoir, dans son rapport publié le 13 novembre dernier, le Comité d’experts sur le revenu minimum garanti (RMG) s’est situé dans une approche « pro-marché » qui mise sur le marché du travail pour réduire la pauvreté. Pour inciter à l’emploi, il a recommandé d’installer pour les personnes jugées aptes au travail à l’aide sociale un nouveau seuil de référence à 55 % du niveau de couverture des besoins de base indiqué par la mesure du panier de consommation (MPC). Ce faisant, il a passé sous silence plus de 20 ans de croisements d’expertises à l’effet qu’avancer vers un Québec sans pauvreté suppose de s’assurer de la couverture des besoins de base et d’en finir avec la pauvreté au travail. Était-ce inéluctable? Pas si on porte le regard sur ce qui se passe en Ontario.

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