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Salaire minimum: rien n’empêche une hausse

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Le gouvernement du Québec annoncera sous peu la prochaine hausse du salaire minimum. Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité, Jean Boulet, a déjà indiqué qu’il ne jugeait pas opportun d’aller de l’avant avec une augmentation substantielle. Principalement, le ministre évoque l’expérience ontarienne pour justifier sa position : la hausse à 14 $ de l’heure l’an dernier aurait été si néfaste pour l’économie de nos voisins qu’il serait plus que téméraire d’aller dans la même direction.

Pourtant, comme l’indique la dernière étude de l’IRIS sur ce sujet, l’analyse des dynamiques du marché du travail ontarien ne laisse pas entrevoir une telle catastrophe. Voyons ce qu’il en est.

Les stages, un travail?

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Il y a quelques semaines, environ 54 000 étudiant.e.s de plusieurs cégeps et universités ont tenu quelques jours de grève pour revendiquer la rémunération « de tous les stages ». S’inscrivant dans une escalade des moyens de pression qui pourrait conduire à une grève générale illimitée cet hiver, cette grève fait suite à des pressions plus sectorielles (et victorieuses) exercées ces dernières années en faveur d’une rémunération des stages en psychologie et en enseignement. Inspiré.e.s par les luttes féministes pour la reconnaissance et la valorisation du travail féminin, les grévistes soutiennent que les stages sont un travail et les stagiaires, de véritables travailleuses et travailleurs. En fait, dans certains cas, même leurs futurs employeurs semblent être de cet avis.

L’État et ABI : le courant ne passe plus

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Depuis le 11 janvier 2018, l’Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) a mis ses 1030 employés en lock-out. Comme l’a signalé Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, cette situation provoque des dommages humains et sociaux importants sur les travailleurs et travailleuses touchés et leur famille. Ce conflit semble illustrer les tendances grandissantes du recours au lock-out et de l’intensification des conflits de travail, relevé dans un récent article de la Revue RH. Ce conflit semble également représentatif de l’incapacité de l’État à assurer un équilibre dans les relations de travail au Québec.

SAQ : un arrière-goût de précarité

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Ces dernières semaines, vous avez certainement pu apercevoir les portes des succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ) tapissées d’autocollants « On veut une bonne convention ». En effet, le SEMB-SAQ, le syndicat représentant les employés de la SAQ, est actuellement en négociation collective avec la direction de la société d’État québécoise, puisque sa convention collective est échue depuis le 31 mars 2017. Les négociations semblent relativement difficiles si l’on en croit la nouvelle affolante selon laquelle il y aurait eu menace de grève planant sur la fin de semaine de la Saint-Jean. Beaucoup d’incompréhension entoure cependant ce conflit de travail, qui implique des employés qui sont parfois dépeints comme des privilégiés au regard des salaires qu’ils touchent. Or, comme la SAQ est une entreprise publique, il est opportun de s’intéresser au conflit qui se déroule sous nos yeux.

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