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La politique d'austérité budgétaire au Québec à la suite de la crise financière

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Nos services publics sont sérieusement malmenés ces dernières années en raison de la politique d’austérité. Selon les données budgétaires, ce sont 20 milliards d’efforts qui ont été exigés de la population du Québec sur une période de six ans, de 2010 à 2015. Cela représente 3,4 milliards par an en moyenne, dont 2,3 milliards par an en compressions de dépenses. Trois ministres des finances se sont succédé, Bachand, Marceau et Leitão, chacun avec son plan de retour à l’équilibre budgétaire, chacun avec son cortège de compressions de dépenses et de hausses de taxes. L’objet du présent texte est de revoir, à travers l’examen des budgets successifs, comment s’est déployé le grand schéma conçu en 2009-2010, et dégager les reliefs de cette période.

À la lumière du budget du Québec : effets et risques d’une faible inflation

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Dans sa mise à jour économique et financière du 28 novembre, le ministre des Finances du Québec, Nicolas Marceau, a annoncé un déficit budgétaire de 2,5 milliards pour l’année en cours, qui se termine le 31 mars 2014, et un retour à l’équilibre en 2015-2016, soit deux ans plus tard que prévu. Se réclamant d’un bon contrôle de ses dépenses, il a déploré ne pas pouvoir respecter son engagement de réaliser l’équilibre dès cette année, en raison de revenus « qui ne sont pas au rendez-vous », parce que la croissance du PIB nominal (en dollars courants), dont dépendent les revenus budgétaires, sera inférieure à celle prévue en mars 2013 (2,1 % au lieu de 3,6 % pour l’année 2013).

Il est à noter que si cette réduction s’explique en partie par une croissance du PIB réel (sans l’inflation) légèrement plus faible que celle prévue en mars 2013 (0,9 % au lieu de 1,3 %), elle est surtout le résultat de la chute du taux d’inflation : 73 % de la réduction de la croissance du PIB nominal (1,1 point de pourcentage sur 1,5) est le résultat d’une inflation inférieure à celle qui avait été prévue.

Déficit zéro : Marceau démissionnera-t-il?

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Le ministre des Finances et de l’Économie du Portugal, Vítor Gaspar, a démissionné la semaine dernière entraînant ce pays et l’Europe dans un nouveau psychodrame dont les principaux acteurs sont à nouveau l’austérité, la confiance des marchés et l’avenir de la zone euro. Et si au Québec Nicolas Marceau mettait le pied dans la même trappe d’austérité avec sa résorption précipitée du déficit, démissionnerait-il?

Depuis la présentation de son premier budget à l’automne dernier, le gouvernement Marois a été très clair à propos de l’équilibre budgétaire : il est exclu de déroger d’une quelconque façon à cette priorité. Il semble que le gouvernement y voit une condition à sa crédibilité économique. Il a donc maintenu l’objectif du gouvernement précédent d’un retour (inutilement) rapide au déficit zéro. Pour ce faire, le ministre des Finances et de l’Économie Nicolas Marceau s’est résolu à effectuer des coupures aussi douloureuses que douteuses, telles que celles dans l’aide sociale.

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