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Sous-financement : à quand un débat sur les fins?

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La semaine dernière, un débat a opposé dans Le Devoir l’ancien recteur de l’Université de Montréal, Robert Lacroix, dans le camp des défenseurs de la thèse du prétendu « sous-financement universitaire », à Martine Desjardins (FEUQ) et Yves Gingras, professeur à l'UQAM. À Lacroix qui réclame toujours les 620 millions dont manquerait l’université québécoise, Martine Desjardins a répliqué que les chiffres de la CREPUQ ne « val[ai]ent rien » et que la FEUQ avait eu tort d’y faire confiance dans le passé; mieux vaudrait, disait-elle couper « dans le gras », notamment celui des dépenses administratives, que d’endetter les étudiant-e-s. Yves Gingras a lui aussi mis en doute la thèse du sous-financement, soulignant que « contrairement à ce qu’annonce la publicité récente des comptables, le dernier mot n’est jamais un chiffre, car un chiffre doit toujours être interprété ; or certaines hypothèses de calcul sont parfois lourdes de préjugés ou d’idéologie…».

Ces interventions, appuyées par la divulgation d’une étude gouvernementale  viennent soutenir ce que l’IRIS annonçait déjà depuis 2010: le sous-financement universitaire est une construction trompeuse qui recouvre, au moyen d’un débat sur les ressources, la question « lourde d’idéologie » dont parle le Pr. Gingras : à quoi serviront toutes ces ressources nouvelles que cherche à engloutir l’université? Remettre en doute le sous-financement ne signifie pas seulement faire un débat de chiffres ou un combat d’études : il faut se demander quelles sont les pressions, notamment internationales, qui poussent les universités à entrer dans une guerre concurrentielle qui leur demande sans cesse davantage de munitions. C’est cette question essentielle, recouverte par le spectacle de la guerre des chiffres, qu’il faut aborder ouvertement afin que le débat sur le rôle de l’université québécoise ne soit pas uniquement un débat de moyens, mais un débat de fins. C’est ce questionnement que cherche à faire avancer le texte suivant.

La gouvernance des universités dans l'économie du savoir

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Cette étude remet en question l’adoption du modèle de la gouvernance entrepreneuriale au sein des universités dans le contexte d’une économie dite du savoir. Les chercheurs y  soutiennent, d’une part, que l’économie du savoir consiste en une nouvelle forme d’accumulation capitaliste qui repose sur l’appropriation privée d’un bien public, le savoir,

Le spectre du sous-financement

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Dans Le Devoir du 16 octobre, le recteur de l’Université de Montréal, Guy Breton, affirme vouloir contrer le scepticisme du ministre Pierre Duchesne à l’égard du « sous-financement » des universités. Il semble qu’il faille encore une fois remettre les pendules à l’heure et montrer en quoi M. Breton a doublement tort, à la fois en ce qui concerne le spectre du prétendu sous-financement des universités, qui hante toujours le paysage, et en ce qui concerne la « qualité » de l’enseignement.

L’internationalisation de l’éducation, ou l’envers d’un buzzword à la mode

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Il se tient cette semaine un colloque autour de « l’internationalisation » de l’enseignement, un « buzzword » à la mode et a priori sympathique. On présente toujours ce phénomène comme relevant d’une dynamique d’ouverture à l’international dont on constaterait l’apparition spontanée, sans qu’on ne sache trop pourquoi, dans d’autres pays, et à laquelle il conviendrait de s’adapter pour ne pas être en retard sur les autres. L’internationalisation permettrait aux systèmes d’enseignement de se libérer de leur ancrage national pour s’ouvrir à « L’Autre », bref, aux autres cultures. Sympathique!

Or, dans les faits l’internationalisation participe plutôt d’un projet politique, poussé notamment par les grandes institutions économiques internationales, et visant à transformer les pratiques d’enseignement pour créer un « nouvel espace mondial de l’enseignement supérieur » [1], le tout pour des motivations économiques. Les entreprises sont déjà devenues transnationales ou multinationales, le capitalisme est de plus en plus globalisé. C’est maintenant au tour des individus de devenir mobiles et aux institutions d’enseignement d’internationaliser leurs pratiques, c’est-à-dire de participer à l’enseignement transfrontalier à visée commerciale.

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