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Lock-out de la LNH et théorie néo-classique : le retour des Nordiques en danger

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Le lock-out de la Ligue nationale de hockey (LNH) ne semble pas en voie de prendre fin. Il s’agit en fait du troisième conflit de travail qui, depuis la saison 1994-1995, oppose la LNH à ses joueurs. Avec 468 matchs annulés lors du premier conflit et une saison complète lors du second, l’obsession du commissaire Bettman à vouloir « casser » les joueurs afin de sauver les franchises moribondes du sud des États-Unis commence à peser lourd sur le moral de l’amateur de sport moyen.

Face à cet enjeu d’intérêt national, certains s’attendent à une analyse des répercussions négatives pour les bars et les restaurants ou encore une réflexion profonde sur la recrudescence des discussions politiques en famille faute de quatrième trio pour meubler les conversations (tout ça, c’est encore sans compter le bouleversement des débats lors des émissions sportives).

Les joueurs autonomes dans la LNH : dysfonction du marché

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Le 5 juillet dernier s’ouvrait le marché des joueurs autonomes dans la Ligue nationale de hockey (LNH). À cette occasion, un déluge de signatures de contrat a déferlé sur la Ligue. En incluant les quelques jours qui ont précédé l’ouverture officielle du marché, 617,6 millions $ furent consentis à des joueurs autonomes (ou sur le point de l’être) entre le 2 et le 16 juillet, dont 398,8 millions $ pour la seule journée du 5 juillet. À ce montant astronomique, il faut ajouter les centaines de millions qui seront dépensés dans les prochaines années pour de coûteux rachats de contrats dont bénéficient certains joueurs surévalués (un exemple connu ici). L’ampleur des sommes engagées donne le tournis, mais révèle par la même occasion quelques dysfonctions du libre-marché qui méritent d’être soulevées.

La répartition des ressources

En théorie, le libre-marché est le système de répartition des ressources le plus efficace. Pas besoin de représentation globale du monde, d’évaluation générale des besoins et des ressources ou encore de plan complexe visant à donner à chacun sa juste part. Le marché, qui permet la rencontre d’agents économiques supposés libres et rationnels, permettrait alors à chacun de vendre et d’acheter selon ses besoins, ses désirs et ses moyens. Ce système est réputé plus efficace parce que, en théorie toujours, les agents directement impliqués dans une transaction seraient plus à même d’évaluer le bien-fondé d’un choix économique qu’une tierce instance (l’État par exemple).

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