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Impôt sur la fortune : c’est l’heure

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Il y a longtemps qu’on n’avait pas vu une politique fiscale connaître autant de succès sur la scène internationale. Le mois dernier, le média spécialisé en économie et finances Bloomberg constatait que l’impôt sur la fortune est mis de l’avant par des gouvernements et des formations politiques partout à travers le monde. Ces propositions surviennent après que les données sur la croissance des inégalités aient régulièrement fait la manchette dans les dernières années. Et de fait, à moins d’être soi-même un détenteur de grande fortune, la seule chose qu’on pourrait trouver inquiétante dans la foulée de ces débats sur l’imposition du patrimoine des plus riches, c’est le fait que certains voudraient que ces mesures ne soient que temporaires.

Protocole de priorisation : les profits ou la vie?

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Le gouvernement et les médias nous préparent depuis plusieurs jours à l’application imminente du « Protocole de priorisation aux soins intensifs ». Ce terme pudique et en apparence purement bureaucratique désigne la procédure à suivre et les critères éthiques à respecter pour celles et ceux qui, si ce protocole devait s’appliquer, auraient la tâche ingrate de choisir entre les personnes qui auront accès aux soins intensifs, et celles qui en seront privées. Il peut paraître étonnant que le recours à de tels extrêmes (on parle ici de choisir entre soigner ou laisser mourir) soit envisagé avec résignation et fatalisme, comme s’il était normal, ou du moins inévitable, d’en arriver là en temps de pandémie. Or, la pandémie ne fait qu’exacerber le « triage » généré par un autre « protocole de priorisation », qui s’applique quant à lui depuis déjà très longtemps : celui imposé par le capitalisme et son impératif de profits.

La logique des entreprises capitalistes expliquée par François Morin

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Dans un livre édité en 2017 par nos ami·e·s de chez Lux, François Morin schématise quelques idées afin de nous aider à mieux comprendre les cycles de valorisation du capital, soit les moyens mobilisés par les entreprises pour tirer un profit de leurs activités. Loin de se limiter à une représentation abstraite de ces cycles, Morin propose de les approcher à partir des modes d’organisation des firmes capitalistes. L’objectif est ambitieux : comprendre le procès de valorisation mis à branle par différents types d’entreprises afin de mieux en saisir les modes opératoires. L’économie politique du XXIe siècle : de la valeur-capital à la valeur-travail, une lecture captivante dont je ne vais tenter de synthétiser qu’une petite partie. 

L’obsolescence du profit

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Récemment, dans la foulée des interrogations de fond soulevées par la crise de la COVID-19, l’IRIS publiait une note de recherche où il était entre autres proposé de libérer le travail de l’exigence de générer du profit. Initialement pensé par la doctrine du libéralisme économique, le profit était censé constituer un incitatif à l’innovation privée, laquelle bénéficierait ensuite à l’ensemble par les gains productifs générés. Or, à une époque où les capacités productives des entreprises sont devenues pathologiques – en témoigne la crise écologique actuelle –, l’accumulation de profit est-elle encore un incitatif pertinent à partir duquel la collectivité devrait s’administrer? 

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