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Le retour et la chute du keynésianisme pendant la crise économique

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Ce billet vise à présenter certains éléments tirés d'une étude de Henry Farrell et John Quiggin (entre autres auteur du livre Zombie Economics: How Dead Ideas Still Walk among Us - L'économie zombie : Comment les idées mortes sont toujours bien vivantes), que j'ai trouvée très éclairante sur le retour en force du keynésianisme lors de la dernière crise et sa disparition aussi soudaine.

Pour analyser cette question, les auteurs ont tout d'abord examiné comment les consensus émergent dans une communauté scientifique. Ils ont ensuite étudié le rôle des relations de pouvoir et de leur structure dans la diffusion des idées (contagion) et dans la création de consensus et de dissensions. Tout cela étant très technique, j'ai laissé cette partie de côté et ne ferai que présenter l'historique de l'évolution du consensus économique avant, pendant et après la crise. C'est déjà beaucoup!

L’Europe parviendra-t-elle à s’en sortir ?

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La crise qui secoue l’Europe fournit une illustration saisissante de l’ascendant qu’ont pris les marchés financiers dans la gouverne des peuples. Cette crise, qui met en péril l’avenir de l’euro, la monnaie commune à 17 des 27 États membres de l’Union européenne (UE), conjugue une crise financière, une crise de la dette souveraine, une crise économique et surtout, une crise de l’emploi. Dans son sillage, se multiplient les crises sociales et politiques. Quatre ans et dix-neuf sommets des dirigeants plus tard, où en sont les choses ?

Une petite dose du poison grec, peut-être?

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Benjamin Coriat et Christopher Lantenois, deux économistes membre du Collectif des économistes atterrés, ont récemment publié la deuxième partie d’une étude sur la crise grecque. Non seulement cette étude permet de rendre claire chacune des étapes traversées dans cette histoire compliquée, elle permet aussi aux auteurs de souligner le caractère idéologique des choix exercés par l’Union Européenne (UE), la Banque Centrale Européenne (BCE) et le Fonds Monétaire International (FMI) dans leurs interventions conjointes en pays hellène. Cet aveuglement doctrinaire n’est pas sans rappeler quelques récentes interventions publiques de ministres bien de chez nous.

La crise de la zone euro : un point de vue hollandais

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Tenter d’identifier les acteurs centraux qui prennent en charge la crise de la zone euro ressemble à chercher une aiguille dans une botte de foin : un nombre infini d’institutions et de pays plus ou moins puissants sont en apparence responsables du sauvetage de l’Union économique et monétaire en Europe. Aucune institution n’est toutefois plus importante que la Banque centrale européenne (BCE). En partenariat avec les banques centrales nationales de la zone euro – qui forment par  ailleurs son conseil de gouvernance, « l’Eurosystème » – la BCE est à l’origine des récentes injections de liquidités aux banques ayant permis l’achat de dette souveraine et, ce faisant, ayant préservé pour le moment l’essence du projet européen.

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