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Pour en finir avec les mantras de l’« économie du savoir » | Vers la création d’un conseil des collèges et d’un conseil des universités?

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Le ministère de l’Éducation mènera des consultations en vue de créer un conseil des collèges, un conseil des universités et une commission mixte de l’enseignement supérieur. Ce billet traite plus spécifiquement de la création d’un conseil des collèges, en soulevant plus généralement le problème des orientations mal avisées qui dirigent les débats sur l’enseignement supérieur depuis plusieurs décennies.

L’université québécoise toujours à vendre

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Afin d’éviter une autre « crise importante » comme la grève étudiante du printemps 2012, et afin de préserver « la paix sociale », le ministre Duchesne « incite les directions » des CÉGEP « à organiser des « ateliers politiques » pour que les jeunes puissent exprimer leurs idées. C’est une bonne idée de favoriser l’engagement des jeunes. Cependant, il faudrait d’abord reconnaître que les étudiant.e.s n’ont pas attendu ces « ateliers » pour parler, et qu’ils et elles ont déjà exprimé un profond malaise que l’on s’empresse aujourd’hui d’oublier.

En effet, l’an dernier, nombre d’étudiant.e.s, professeur.e.s et citoyen.ne.s ont, à travers une mobilisation importante, exprimé leur rejet d’une orientation commerciale et instrumentale donnée à l’éducation par l’État québécois. Ses élu.e.s ont beau avoir porté le carré rouge au moment opportun, on constate, encore une fois, que le gouvernement du Parti Québécois persiste dans la voie de son prédécesseur libéral : celle d’une privatisation accrue de l’éducation, tant en ce qui concerne les espaces physiques que les finalités qui orientent l’enseignement et la recherche. Bref, malgré les nombreuses mises en garde, le cap est encore résolument orienté vers les mirages de « l’économie du savoir » et de la privatisation de l’éducation.

L’Université Alouette

Le 20 août 2013, le ministre de l’Éducation Pierre Duschesne annonçait qu’un pavillon « universitaire » privé, financé par une aluminerie, sera construit à Sept-Îles : « Évalué à 10 millions de dollars, l'investissement dans cette construction est entièrement assumé par Aluminerie Alouette ». Le Journal de Montréal considère qu’il est évident qu’une logique donnant-donnant doive s’installer entre l’université et le secteur privé : « Évidemment, comme la construction est financée par Alouette, on offrira une formation en transformation d'aluminium supervisée par l'Université du Québec à Chicoutimi ». « Évidemment », donc, Alouette peut se payer une université privée de l’aluminium et le concours de l’UQAC, le tout avec la bénédiction du gouvernement. Et, à l’inverse, il semble désormais que l’État, pour construire des universités, ne puisse se passer du secteur privé.

C’est un fait : l’opinion est partout

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Durant le temps des Fêtes, au moment de débattre de l’épineuse Charte de la laïcité avec les membres de votre famille, sur quoi ont reposé les positions défendues par chacun?

J’ose émettre l’hypothèse qu’il a surtout été question de ce que chacun pense du voile porté par certaines femmes musulmanes, mais très peu, pour ne prendre qu’un exemple, du nombre de plaintes reçues par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec relativement à des demandes d’accommodement liées au motif religieux (entre 2009 et 2013, ces plaintes ont représenté 0,69% du total des plaintes reçues).

Le néolibéralisme et l'éducation au Québec (3/3) Une société de savoirs peu éduquée

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Dans les deux billets de blogue précédents, nous avons vu en quoi le néolibéralisme affectait l'éducation au Québec par le désengagement de l'État et la reproduction des ségrégations sociales, favorisant la privatisation ainsi que les groupes déjà avantagés. Dans ce troisième billet de blogue nous verrons une dernière conséquence néfaste du néolibéralisme en éducation, soit la promotion de l'économie du savoir.

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