La Formule 1, les paradis fiscaux et la taxation du patrimoine

Photo: Bassfish22, CC BY-SA 4.0 - (Wikimedia Commons)

Le circuit de la Formule 1 récolte bon an mal an 1 milliard de dollars en droits de course versés par les pays hôtes. C’est sans compter les dépenses encourues par ces derniers pour  la construction et l’entretien des pistes de course. Malgré ce torrent de fonds publics, l’entreprise propriétaire du circuit, Liberty Media, ne s’acquitte pas de l’entièreté des impôts qu’elle devrait payer à travers le monde.

L’autre personnalité de l’année 2025: le patrimoine

Photo: Derek Thomson (Unsplash)

Cette année, le titre de l’autre personnalité de l’année revient à un ensemble où s’accumulent des richesses inouïes, mais qui parvient néanmoins à demeurer à l’abri de toute nouvelle ponction fiscale: le patrimoine.

Qui a des actifs financiers au Québec et au Canada?

Photo: Jason Pofahl

Au Québec et au Canada, la détention d’actifs financiers est présentée comme une façon simple et généralisée d’épargner. Une variété de véhicules financiers sont proposés pour mettre de l’argent de côté et financer sa retraite, les études de ses enfants, l’achat d’une maison, un voyage ou la réalisation de rénovations importantes (fonds dans un régime de retraite, actions d’une compagnie, participation à un REER ou un CELI, etc.).

Fondements d’une fiscalité socialiste

La politique fiscale d’un État en dit long sur ce dernier. Selon l’orientation du gouvernement en place, elle peut par exemple servir à accompagner le développement des entreprises capitalistes par la socialisation d’une partie des dépenses nécessaires à leur essor (routes, aéroports, services météo, etc.) ou encore à encadrer ce développement par la mise en place d’un filet social (école, hôpitaux, assurance-emploi, etc.) capable d’offrir un cadre stable à la « destruction créatrice » des forces du marché. Le premier cadre est celui du libéralisme classique, le second celui des régimes d’inspiration keynésienne.