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Cachez ce RMG que je ne saurais voir

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Hier matin, Bernard Drainville révélait à l’antenne du 98,5 FM avoir mis la main sur une présentation dévoilant les grandes lignes du plan de lutte à la pauvreté qui sera déposé par le gouvernement dimanche prochain. On y apprend que, malgré les critiques du rapport du comité d’expert publié en novembre, François Blais proposera d’aller de l’avant avec le revenu minimum garanti (RMG). Est-ce désormais la fin des discriminations économiques entre les prestataires de l’aide sociale? Pourra-t-on dorénavant travailler un peu sans être pénalisé quand on reçoit l’aide de dernier recours? Les personnes qui se retrouvent au bas de l’échelle auront-elles enfin le droit à des revenus suffisants pour répondre à leurs besoins? Bien sûr que non. Franchement.

Des promesses électorales à saveur de lutte à la pauvreté

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Le gouvernement a présenté hier son plan d’action contre la pauvreté. Pardon, son « Plan d'action gouvernemental pour l'inclusion économique et la participation sociale ». Le document se lit comme un programme électoral. Ainsi, entre les lignes, on peut lire que si le PLQ est réélu, les groupes communautaires recevront plus d’argent, les logements sociaux promis seront construits, les personnes prestataires d’aide de dernier recours auront plus d’argent dans leurs poches et elles pourront accéder plus facilement aux services de garde subventionnés, aux maternelles 4 ans, à la culture et aux loisirs. Mais avant de déboucher le Cava (le champagne des pauvres), prenons le temps de voir les détails du plan.

Une nouvelle ligne sous la ligne (2) : quand l’Ontario fait mieux

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Comme mon dernier billet le faisait valoir, dans son rapport publié le 13 novembre dernier, le Comité d’experts sur le revenu minimum garanti (RMG) s’est situé dans une approche « pro-marché » qui mise sur le marché du travail pour réduire la pauvreté. Pour inciter à l’emploi, il a recommandé d’installer pour les personnes jugées aptes au travail à l’aide sociale un nouveau seuil de référence à 55 % du niveau de couverture des besoins de base indiqué par la mesure du panier de consommation (MPC). Ce faisant, il a passé sous silence plus de 20 ans de croisements d’expertises à l’effet qu’avancer vers un Québec sans pauvreté suppose de s’assurer de la couverture des besoins de base et d’en finir avec la pauvreté au travail. Était-ce inéluctable? Pas si on porte le regard sur ce qui se passe en Ontario.

Une nouvelle ligne sous la ligne (1) : comment baisser les standards

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​Cette semaine, le Comité d’experts sur le revenu minimum garanti (RMG) a publié son rapport. Il se présente dans la continuité (style de mise en page compris) du cahier budgétaire 2016-2017, mis à jour en juin 2016, sur Le régime québécois de soutien du revenu. Le document comprend 23 recommandations, certaines qui semblent positives (comme l’attention portée aux situations de non recours), et plusieurs qui pointent vers des reculs (comme la confusion entre l’aide financière et l’aide à l’emploi et de plus grandes discriminations liées à l’aptitude au travail)

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