Le cadre financier des partis politiques est un exercice approximatif ; il devrait néanmoins proposer, dans le Québec de 2018, un plan pour affronter la crise économique et le désastre écologique à venir. Or, force est de constater que, pour plusieurs, l’objectif de gagner les élections prime sur celui de s’attaquer aux chantiers prioritaires que sont les luttes contre la croissance des inégalités et les changements climatiques.
Étiquette : budget du Québec
Un budget peut-il être apolitique?
Notre question : existe-t-il un déséquilibre entre les revenus réels de l’État et les promesses des partis politiques depuis le début de la campagne électorale ?
Les grands oubliés
C’est bien connu, mais il importe de le répéter : l’austérité budgétaire a été appliquée de manière récurrente dans les dernières années au Québec, et cette politique a eu des conséquences sociales pour le moins désastreuses. Le gouvernement s’est toujours targué d’agir de manière responsable. Or, on a beau couper dans les services – parce que c’est bien ce qui est arrivé –, les besoins de la population, eux, sont rarement compressibles.
Budget Leitão : atteindre ses objectifs ou préparer les élections?
On l’a dit, on l’a répété et la boucle est bouclée. Après avoir coupé inutilement dans les services à la population, ce qui a détérioré leur accessibilité et leur qualité, puis offert des baisses d’impôts aux particuliers lors de sa mise à jour d’automne voilà que, à l’occasion du 5e budget Leitão, on annonce cette fois-ci des baisses d’impôts et aides fiscales considérables aux entreprises en plus d’une panoplie de mesures.
Fonds des générations : le revirement de Carlos Leitão
Le Fonds des générations défraie les manchettes depuis une semaine étant donné la nouvelle stratégie du gouvernement à l’égard du remboursement de la dette. On savait déjà que les sommes versées au Fonds permettent au gouvernement de « cacher » des surplus. Au 850 M$ du surplus qu’on prévoit pour 2017-2018, il faut donc ajouter les 2,3 G$ qui ont été versés au Fonds.
Le cycle de l’austérité
Les baisses d’impôt nous privent déjà de plus de 11 milliards
Le gouvernement Couillard présentera aujourd’hui une mise à jour économique. Selon les informations qui circulent, le ministre des Finances Carlos Leitão annoncera une baisse d’impôt d’un milliard de dollars. Est-ce une bonne idée ? Pour y réfléchir, voyons en un graphique comment évoluent les impôts payés au Québec depuis 2000.
Budgéter entre hommes
Le budget présenté mardi dernier à Québec n’est pas celui de la fourmi qui récolte les fruits de son dur travail après le passage des « cigales dépensières », comme M. Leitão et M. Moreau aimeraient bien nous laisser croire. Pour reprendre l’analogie de Manon Massé, ce ne sont que des apparences. On repeint (seulement le salon et la cuisine… là où les regards se jettent) et on installe des rideaux dans une maison qui est passée au feu. Elle peut sembler être en ordre… mais les fondations, elles, ne sont pas très fortes. Et les femmes? Au sous-sol, oubliées…
L’État néolibéral se porte bien
Il fut un temps où on allait au budget pour apprendre de nouvelles choses. On attendait avec impatience de connaître la direction que souhaitait prendre le gouvernement. Cette époque semble révolue. Désormais, le budget sert manifestement à confirmer des annonces déjà présentées, déployer des stratégies de relations publiques et opérer des manœuvres électorales.
100 000 personnes sortant de la pauvreté : attention aux pièges
PIB = 288. Croissance = 518. Pauvreté = 47. Inégalités = 2.
C’est le nombre de fois que reviennent ces expressions dans le budget du Québec 2017-2018 déposé mardi à Québec.
Lorsque de telles fréquences de mots caractérisent la documentation budgétaire, on a avantage à regarder de plus près l’intention affirmée dans ce même budget de «sortir plus de 100 000 personnes de la pauvreté, notamment les personnes seules et les couples sans enfants» (Discours sur le budget 2017-2018, p. 39). Cela se produirait grâce à la prochaine mouture du plan de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, lequel est retardé à l’automne prochain, soit après le rapport du groupe de travail sur le revenu minimum garanti.
Saison budgétaire : le jour de la marmotte
Du plus loin que je me souvienne, mes collègues de l’IRIS et moi disons essentiellement trois choses lorsque nous analysons les politiques d’austérité. D’une part, l’austérité n’a pas comme objectif l’atteinte du déficit zéro, mais la transformation et la privatisation des institutions publiques. D’autre part, l’austérité n’est pas qu’un mauvais moment à passer, mais bien l’instauration d’un état permanent de restrictions. Finalement, ce qui motivait le gouvernement libéral à aller si vite en besogne ces dernières années n’avait rien à voir avec l’état des finances publiques et tout à voir avec sa stratégie électorale pour 2018.
Le fatalisme des privilégiés
Tout indique que le budget qui sera déposé à Québec le 28 mars prochain en sera un de récompenses. Hier, on apprenait que des baisses d’impôt de l’ordre de 100 à 500 millions de dollars devraient être consenties aux contribuables, tandis qu’en octobre, le ministre des Finances Carlos Leitão avait annoncé dans le cadre de la mise à jour économique des investissements de 2,2 milliards pour les trois prochaines années, dont 510 millions seront dédiés l’an prochain à la santé, à l’éducation et au développement des régions.