La recherche universitaire en transition

Hier, l’IRIS publiait une étude sur le financement de la recherche universitaire, tant au fédéral qu’au provincial. L’objectif est de déterminer les répercussions pour le soutien à la recherche universitaire et à la relève des compressions menées par les gouvernements fédéral et provincial au sein respectivement des Conseils de recherche du Canada et des Fonds de recherche du Québec de 2007 à aujourd’hui.

Pour en finir avec les mantras de l’« économie du savoir » | Vers la création d’un conseil des collèges et d’un conseil des universités?

Le ministère de l’Éducation mènera des consultations en vue de créer un conseil des collèges, un conseil des universités et une commission mixte de l’enseignement supérieur. Ce billet traite plus spécifiquement de la création d’un conseil des collèges, en soulevant plus généralement le problème des orientations mal avisées qui dirigent les débats sur l’enseignement supérieur depuis plusieurs décennies.

« Le gouvernement de l’éducation » : oui mais laquelle?

Puisque vous en doutiez, Philippe Couillard a tenu à vous rassurer : « Nous sommes le parti de l’éducation, nous sommes le gouvernement de l’éducation, je suis le premier ministre de l’éducation ». Au conseil général du Parti libéral du Québec (PLQ) la fin de semaine dernière, le premier ministre voulait visiblement ramener l’attention vers son parti dans le dossier de l’éducation.

Éducation décentralisée: Idéal inatteignable ou réalité pratique?

On entend souvent parler des coupes en éducation de manière très spécifique. On nous parle de budgets distincts dédiés à l’aide aux devoirs, aux investissements en infrastructures, au programme pour enfants en troubles d’apprentissage, etc. Cette réalité est le reflet d’un système d’éducation très centralisé, où les réalités locales ne peuvent être prises en compte dans les priorités globales.

Le néolibéralisme et l’éducation au Québec (3/3) Une société de savoirs peu éduquée

Dans les deux billets de blogue précédents, nous avons vu en quoi le néolibéralisme affectait l'éducation au Québec par le désengagement de l'État et la reproduction des ségrégations sociales, favorisant la privatisation ainsi que les groupes déjà avantagés. Dans ce troisième billet de blogue nous verrons une dernière conséquence néfaste du néolibéralisme en éducation, soit la promotion de l'économie du savoir.

Le néolibéralisme et l’éducation au Québec (2/3) L’éducation et la loi de la jungle

Dans un billet précédent, nous avons vu que la logique néolibérale est nocive pour l'école publique puisqu'elle prône le désengagement de l'État au profit de la privatisation. Voyons dans ce deuxième billet comment le néolibéralisme en éducation reproduit les inégalités sociales dans un espace dont la visée est de promouvoir l'égalité des chances.

Le néolibéralisme et l’éducation au Québec (1/3) L’éducation n’est pas une marque de «frigidaire»

Depuis quelque temps, nous entendons parler du néolibéralisme et des mesures d'austérité, maintenant bien en place dans notre société québécoise. Même si le néolibéralisme glorifie le retrait presque complet du pouvoir de l’État dans les domaines publics, il en a cependant besoin pour arriver à ses fins. C'est ainsi qu'il est possible, aussi paradoxalement que cela puisse paraître dans une société dite "démocratique", d'être dirigé.e.s par des néolibéraux qui appliquent des politiques nuisibles pour le bien commun. Cette série de 3 billets de blogue vise à expliquer brièvement 3 principales conséquences de la logique néolibérale dans notre système éducatif québécois, de l'école primaire et secondaire à l'université. Voyons dans ce premier billet comment le néolibéralisme en éducation laisse place à la privatisation.

Pour essayer d’en finir avec le rapport Demers

Dans un texte précédent, j’ai présenté quelques points saillants du Rapport du chantier sur l’offre de formation collégiale (ou rapport Demers), afin d’illustrer en quoi les recommandations proposées s’inscrivaient directement dans une perspective de marchandisation de l’éducation. J’aimerais offrir ici un regard critique un peu plus développé sur quelques éléments abordés la dernière fois.

Lutte contre l’intimidation: un exemple de succès

enfant-intimidant

Le phénomène de l’intimidation chez les jeunes a été grandement médiatisé au cours des dernières années au Québec. Cette prise de conscience collective a entrainé les différents acteurs et actrices politiques et sociaux à vouloir mettre en place des mesures efficaces visant la diminution des actes d’intimidation et du nombre de victimes.

Si le Québec a connu son lot de drames découlant de diverses actions reliées à l’intimidation, il n’en demeure pas moins que le phénomène est présent partout sur la planète. Certains pays se sont déjà penchés sur le problème, et divers programmes ont été mis en place pour contrer ce phénomène. Un pays se démarque toutefois quant à l’efficacité de son programme anti-intimidation: la Finlande.

Le Ministère de l’Éducation et de la Culture de Finlande a financé le développement du programme KiVa, dont l’implantation progressive a débuté en 2007 dans une centaine d’écoles. Développé à l’université de Turku, le programme est le fruit d’une collaboration entre le département de psychologie et le centre de recherche sur l’apprentissage. Son public cible est la population étudiante du primaire et du secondaire, soit les jeunes de 7 à 16 ans.