L’État néolibéral : « partenaire » ou « grand stratège »?

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Une série de billets parus sur le blogue de l’IRIS depuis l’an dernier tente de démontrer en quoi le néolibéralisme loin de se traduire par un retrait pur et simple de l’État a plutôt donné lieu à une redéfinition de son rôle. Le cas de l’action publique en matière de formation de la main-d’œuvre dans les vingt dernières années au Québec illustre bien ces propos.

Ainsi, pourrait-on croire que la mise en place au milieu des années 1990 de nouveaux partenariats au sein du marché du travail, avec la création entre autres de la Commission des partenaires du marché du travail, a donné le ton à un retrait de l’État sur les questions de la formation et de l’emploi au bénéfice d’une plus grande concertation entre l’État et les acteurs socioéconomiques. Pour notre part, nous dirions que cette évolution représente plutôt une redéfinition du rôle de l’État.

Qu’est-ce que le travail autonome?

J’écoutais RDI économie l’autre soir, quand deux dames sont venues présenter leur livre de conseils pour les travailleurs.es autonomes (type de livre qui existait déjà). Je me suis aperçu que la vision qu’elles montrent des travailleurs autonomes (la même que l’autre livre) ne correspond qu’à une tranche minoritaire de ceux-ci. Je me suis donc dit que ce serait bon de faire le point.

La fin de l’immigration

Ah ces patrons, toujours plus vites et plus astucieux que nous ! Devant l’ensemble des menaces et pièges qu’a entraîné la mondialisation pour les travailleuses et les travailleurs d’ici (délocalisation, concurrence avec le « cheap labor », pressions à la baisse des législations sociales, etc.), restait toujours la mince consolation que les emplois des secteurs des services et des ressources naturelles ne pouvaient être exportés.