L’éloge de la richesse

Le 3 décembre dernier, les drapeaux des édifices gouvernementaux québécois étaient mis en berne pour souligner le décès de l’homme d’affaires Paul Desmarais, survenu deux mois plus tôt. Moult personnalités publiques se sont déplacées à la Basilique Notre-Dame de Montréal pour rendre hommage au richissime défunt, reconnu comme « l’un des plus grands entrepreneurs de notre pays ».

Deux jours plus tard avait lieu pour une treizième année consécutive la grande guignolée des médias. À cette occasion, les médias québécois joignent leurs efforts pour recueillir auprès du public des dons en argent et en denrées non périssables destinés aux personnes les plus démunies. La solidarité est à l’honneur tout au long de cette journée qui nous rappelle que, pour beaucoup trop de familles, le temps des Fêtes est synonyme non pas de réjouissance et d’abondance, mais d’estomac souvent vide et de dénuement matériel.

Nous dirigeons-nous vers la fin de la pauvreté?

Au printemps dernier, le réputé magazine The Economist faisait sa « une » avec une affirmation saisissante : nous serions mondialement en voie de mettre fin à la pauvreté. De 1990 à 2010, près d’un milliard de personnes seraient passées au-dessus du salaire de 1,25$ par jour. Ce montant est reconnu comme le seuil de l’extrême pauvreté.

Comment aurions-nous collectivement réussi cette réduction de la pauvreté? D’abord, par la croissance des économies en voie de développement, en particulier la Chine et ensuite, par les mesures qui réduisent les inégalités. Pour The Economist, la solution à la pauvreté est donc simple : laissons faire le marché, réduisons l’intervention de l’État et signons des accords de libre-échange. Bref, continuons comme nous l’avons fait, ça nous a si bien servi jusqu’à maintenant. 

Logement : c’est pire que vous pensez

À l’IRIS, on publie sur le logement à chaque année depuis sept ans. On n’est pas les plus grands experts sur le dossier, mais on commence à bien le connaître. On a développé un certain nombre d’outils qui ont été utiles, on l’espère, à mieux comprendre la situation du logement au Québec.