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La faible reprise aux États-Unis est-elle due en partie à une hausse du chômage structurel?

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Durant une crise qui s'étend sur plusieurs années, comme celle qui se vit (ou sévit) aux États-Unis, bien des économistes affirment que l'absence de reprise est essentiellement due à une hausse du chômage structurel.

Avant d'aborder cette question, il faut d'abord se demander ce qu'est le chômage structurel. Statistique Canada le définit ainsi :

«Le chômage structurel désigne la situation dans laquelle les travailleurs ne peuvent occuper les postes disponibles parce qu’ils n’ont pas les compétences voulues, n’habitent pas là où les postes sont offerts ou ne sont pas prêts à travailler au salaire offert sur le marché.»

On considère ce chômage, avec le chômage frictionnel (délai pour trouver un emploi d'une personne qui possède les compétences pour un emploi vacant) et le chômage saisonnier, comme le taux de chômage minimum dans une économie. Or, si ce chômage augmente, aucune mesure de relance ni même une reprise économique due à d'autres sources ne permettraient de le faire diminuer de façon significative, les compétences des chômeurs ou leur lieu de résidence ne correspondant pas aux besoins des employeurs. Cette question peut sembler uniquement technique, mais elle est aussi idéologique.

L’éternel retour du remède néolibéral

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Vous souvenez-vous des programmes d’ajustement structurel? Imaginés par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) à la fin des années 1980, ils permettaient à un pays de réduire sa dette à condition de procéder à des réformes qui, disait-on, encourageraient l’investissement étranger et favoriseraient ainsi  son « développement ». La Banque mondiale affirma à propos de ces programmes dans son rapport annuel de 1990 : « la réduction de la dette est un moyen et non une fin en soi ».

Dans les faits, la réduction de la dette a servi de prétexte pour faire reculer l’encadrement politique de l’économie à coup de diminution des dépenses publiques, de privatisations, de libéralisation financière et de dérèglementation des marchés. Bref, la dette a été dans les pays du Sud l’instrument de l’application du programme néolibéral, mis également de l’avant à l’époque dans les pays dits « développés » sous la houlette des Thatcher, Reagan, Mulroney et autres fervents défenseurs des vertus du libre-marché.

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