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Se rendre jusqu’à la Finale

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Avec le Canadien de Montréal qui atteint les demi-finales des séries de la Ligue nationale de hockey pour seulement la troisième fois depuis 1993, les Québécois·es ont un motif de plus de vouloir se débarrasser des restrictions sanitaires. À Montréal, les partisans - incluant le premier ministre lui-même -  voudront certainement un aréna aussi bondé qu’à Las Vegas pour encourager le CH, ce qui signifierait admettre bien plus que les 3500 personnes actuellement autorisées à se rassembler dans le cadre d’un événement sportif. Le déconfinement, la levée du couvre-feu et l’abandon progressif des mesures sanitaires suscitent déjà un sentiment d’euphorie. S’il fallait en plus remporter une 25e Coupe Stanley… Pourtant, en pandémie ou en séries, « c’est pas fini tant que c’est pas fini ».

Protocole de priorisation : les profits ou la vie?

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Le gouvernement et les médias nous préparent depuis plusieurs jours à l’application imminente du « Protocole de priorisation aux soins intensifs ». Ce terme pudique et en apparence purement bureaucratique désigne la procédure à suivre et les critères éthiques à respecter pour celles et ceux qui, si ce protocole devait s’appliquer, auraient la tâche ingrate de choisir entre les personnes qui auront accès aux soins intensifs, et celles qui en seront privées. Il peut paraître étonnant que le recours à de tels extrêmes (on parle ici de choisir entre soigner ou laisser mourir) soit envisagé avec résignation et fatalisme, comme s’il était normal, ou du moins inévitable, d’en arriver là en temps de pandémie. Or, la pandémie ne fait qu’exacerber le « triage » généré par un autre « protocole de priorisation », qui s’applique quant à lui depuis déjà très longtemps : celui imposé par le capitalisme et son impératif de profits.

En un graphique: les déterminants de la santé

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La pandémie de COVID-19 a braqué les projecteurs sur les impacts dévastateurs que peut avoir un virus sur la santé, ce que la population des pays occidentaux, protégée par des vaccins trop souvent inaccessibles ailleurs, avait eu tendance à oublier depuis quelques décennies. L’incursion brutale de ce virus dans nos vies et la course au vaccin qu’elle a stimulée tend néanmoins à renforcer la conception de la santé qui prédomine dans ces mêmes pays, conception largement centrée sur les causes biologiques et individuelles de la maladie (génétique, bactéries, virus, mauvaises habitudes de vie, etc.), ainsi que sur le rôle du système de soins (et en particulier des médecins, des hôpitaux et des médicaments) comme remède principal aux problèmes de santé. Or, ces facteurs sont loin d’être les seuls déterminants de l’état de santé des populations. En fait, ce ne sont même pas les plus importants.

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