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Cégep inc. : ok, mais « en français s.v.p. » ?

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On apprenait la semaine dernière que le Cégep de la Gaspésie et des Îles exploite depuis cinq ans un campus montréalais qui offre des programmes d’attestation d’études collégiales (AEC) à des étudiantes et des étudiants étrangers. Recrutés principalement en Inde et en Chine, ces étudiant·e·s déboursent 14 700$ par année pour suivre cette formation.

Conjoncture économique mondiale : Êtes-vous optimiste ou pessimiste?

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La question de la Syrie a monopolisé l’attention lors de la rencontre des chefs d’État du G-20 à St-Petersbourg les 5 et 6 septembre 2013. Ces rencontres sont aussi l’occasion de faire le point sur l’état de l’économie mondiale. À ce sujet, tant des points de vue optimistes que pessimistes ont été exprimés. Faisons un tour d’horizon des éléments qui caractérisent actuellement cette conjoncture économique globale.

Certain.e.s sont donc optimistes, comme on peut le lire dans cet article du Globe and Mail. Cet enthousiasme repose sur plusieurs nouvelles venues des États-Unis dont l’augmentation de 2% annualisé de la consommation, l’augmentation de 12,1% de la valeur des maisons sur un an ainsi que le taux de chômage à 7,3%, le niveau le plus bas de l’après-récession. Les auteurs soulignent aussi le taux d’endettement des ménages le plus faible en une décennie, à 90% du revenu disponible (à titre comparatif, le niveau d’endettement des ménages canadiens oscille au-delà de 160%).

L’internationalisation de l’éducation, ou l’envers d’un buzzword à la mode

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Il se tient cette semaine un colloque autour de « l’internationalisation » de l’enseignement, un « buzzword » à la mode et a priori sympathique. On présente toujours ce phénomène comme relevant d’une dynamique d’ouverture à l’international dont on constaterait l’apparition spontanée, sans qu’on ne sache trop pourquoi, dans d’autres pays, et à laquelle il conviendrait de s’adapter pour ne pas être en retard sur les autres. L’internationalisation permettrait aux systèmes d’enseignement de se libérer de leur ancrage national pour s’ouvrir à « L’Autre », bref, aux autres cultures. Sympathique!

Or, dans les faits l’internationalisation participe plutôt d’un projet politique, poussé notamment par les grandes institutions économiques internationales, et visant à transformer les pratiques d’enseignement pour créer un « nouvel espace mondial de l’enseignement supérieur » [1], le tout pour des motivations économiques. Les entreprises sont déjà devenues transnationales ou multinationales, le capitalisme est de plus en plus globalisé. C’est maintenant au tour des individus de devenir mobiles et aux institutions d’enseignement d’internationaliser leurs pratiques, c’est-à-dire de participer à l’enseignement transfrontalier à visée commerciale.

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