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Une grande innovation, les GMF ?

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Dans un roman intitulé La Citadelle, l’écrivain britannique A.J. Cronin raconte le parcours sinueux d’un jeune médecin qui, après avoir expérimenté plusieurs façons de pratiquer la médecine, finit par se tourner vers une pratique de groupe. Pour l’auteur et son personnage principal, il s’agissait définitivement de « LA » voie d’avenir pour la médecine. Force est d’admettre qu’en comparaison avec la pratique médicale individuelle en cabinet privé, la pratique de groupe – comme aujourd’hui les GMF – est un progrès. Ou plutôt, c’était un véritable progrès l’année où le roman de Cronin a été publié… en 1937.

L’innovation n’est pas magique

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À écouter le ministre des Finances du Canada, Bill Morneau, l’innovation technologique et la recherche et le développement (R-D) sont systématiquement les voies à suivre pour soutenir ou transformer l’économie canadienne. En effet, son plus récent budget comprend 262 mentions du terme « innovation ». Mettons ce choix en contexte.

Soyons créatifs : détruisons l’université

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Dans son premier numéro de juillet, la revue The Economist proposait, en première page, la photo d’un mortier de diplômé transformé en bombe sur le point d’exploser sous le titre : « Creative destruction : reinventing the university ». Reprenant la célèbre expression de Joseph Schumpeter, on nous annonçait cette fois que la vénérable institution subirait une véritable révolution à cause de ses coûts croissants, d’une transformation du monde du travail et d’une rupture technologique importante.

Le plus étonnant dans la série d’articles est le fait qu’ils aient été écrits si récemment. En effet, The Economist reprend essentiellement le même discours sur l’université qu’on entend de la part de l’OCDE et d’une série d’agences internationales depuis bientôt 20 ans. Depuis le milieu des années 1990, tant des intellectuels comme Michael Gibbons et Helga Nowotny que des gouvernements comme celui du Québec ou celui de la Grande-Bretagne n’ont eu cesse de nous dire que le marché de l’emploi avait changé et qu’il fallait que l’université participe à un nouveau mode de production du savoir. À cela se sont ensuite greffés les impacts d’Internet sur l’enseignement, les vagues successives de compression des coûts dans les missions d’enseignement et les investissements pour favoriser la recherche commercialisable. Bref, la « révolution » qu’attend The Economist est déjà en cours depuis longtemps.

Poissons gluants et malabars

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Un ami m’a déjà dit que Michel Foucault – sur qui il faisait sa thèse – est comme un poisson gluant. Quand on pense l’avoir attrapé, il nous glisse des mains. Cette métaphore illustre bien comment je me sens devant plusieurs concepts économiques. Cette science qui se prétend impitoyablement froide repose en fait sur quelques idées étonnamment fuyantes.

La première fois que j’ai été frappé par ce constat, c’est en me penchant sur le concept de productivité pour un billet sur ce blogue. En apparence, l’idée est à la fois solide et vitale au processus économique. Elle est l’ennemie du gaspillage. Or, comment peut-on aimer le gaspillage? Surtout à l’époque des 3R-V. On veut faire le plus possible dans le moins de temps de travail possible. C’est logique, mais pas si simple que ça à calculer. À l’époque, je rappelais qu’on procède en général de façon simpliste pour calculer la productivité. On compte l’argent produit par un secteur et on le divise par le nombre d’heures travaillées dans ce secteur. Un secteur est productif s’il génère beaucoup d'argent avec peu d’efforts. Viennent alors à l’esprit la mafia et la spéculation financière et l’avenir promet d’être radieux. Plus sérieusement, le voile de la monnaie obscurcit tellement la question de la productivité, on se demande si elle finit par vouloir dire véritablement quelque chose.

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