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La COVID-19 et le prix des aliments : la pandémie des inégalités?

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Depuis le début de la pandémie, le coût du panier d’épicerie préoccupe indéniablement la population. Dans ces circonstances, il est étonnant de voir le gouvernement rejeter la tenue d’une enquête de l’Office de la protection du consommateur (OPC) sur le prix des denrées dans les supermarchés durant la crise. Nous tenterons donc dans les lignes qui suivent de vérifier si les prix à l’épicerie ont effectivement connu une hausse marquée. 

Les graphiques (3) Les données sur une longue période

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En cette nouvelle année, je vais poursuivre ma série sur les graphiques par un sujet pas trop compliqué, les longues séries de données. Ces séries ont souvent comme caractéristique de prendre une forme trompeuse, parfois exponentielle. Pour pouvoir illustrer cette caractéristique, j'ai choisi des données canadiennes plutôt que québécoises, car les séries de données disponibles sont plus longues pour le Canada que pour le Québec.

Forme exponentielle

Dans le graphique qui suit, qui représente l'évolution de l'indice des prix à la consommation (IPC) au Canada depuis 1914, on a l'impression que l'IPC a peu augmenté jusque dans les années 1970, qu'il a soudain augmenté en flèche jusqu'au milieu des années 1980, a augmenté à peine un peu moins vite jusqu'au milieu des années 1990 et que son augmentation a ralenti quelque peu par la suite.

La pauvreté alimentaire: l’autre visage des inégalités

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Ces dernières années, la question de savoir si les écarts de richesse dans la population québécoise s’accentuent ou s’amenuisent fait à la fois les manchettes et, surtout, fait débat. Toutefois, lors de ces débats, les différentes positions limitent leur réponse aux revenus. L’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal a publié un rapport il y a quelques années qui apportait un tout autre regard face aux inégalités de revenus. Dans ce rapport, l’évolution de l’espérance de vie entre des quartiers riches et d’autres plus défavorisés de Montréal est analysée. L’espérance de vie a augmenté pour tous et donc, l’écart d’espérance de vie entre les riches et les pauvres est demeuré stable. Cependant, cette stabilité n’est pas très réjouissante, on parle d’une différence de 11 ans d’espérance de vie entre certains quartiers. Il y a donc des impacts beaucoup plus larges et importants que le simple fait d’une inégalité des revenus, lorsque l’on parle d'écart de richesse. On pourrait réduire le débat en disant que la pauvreté est moins pire ici qu’ailleurs, ou encore qu’il y a une culture de la malbouffe qui serait le corolaire de la précarité. Et si la bonne nutrition était plus un problème systémique qu’une question de choix personnel ou culturel? Ce qui expliquerait en partie l’écart de l’espérance de vie entre les riches et les pauvres.

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