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Le FMI contre le néolibéralisme?

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Dans le plus récent Finance and Development, le magazine du Fonds Monétaire International (FMI), trois chercheurs du FMI signent un texte au titre étonnant : Neoliberalism : Oversold?. Les chercheurs qui, comme à l’IRIS, ont une posture critique face au néolibéralisme depuis un moment vivent toujours une satisfaction un peu malsaine à lire ce genre d’articles. L’envie de crier : « On vous l’avait bien dit! » aux deux lignes, par exemple. Cela dit, le FMI n’a pas, en lui-même, plus de crédibilité aujourd’hui quand il doute du néolibéralisme qu’hier quand il l’imposait dans certains pays de la planète. Il est néanmoins intéressant de voir quels chemins parcourent les chercheurs pour trouver aujourd’hui des défauts à cette doctrine qui hier séduisait tant leur organisation.

 

Le ruissellement ne fonctionne pas, vive le ruissellement!

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Le FMI a tranché. La fameuse doctrine de l'économie de ruissellement (trickledown economics) ne fonctionne pas. Donner des avantages aux plus riches pour qu’ils redynamisent l’économie par leurs choix judicieux aurait été un échec sur plus de 30 ans. Il semblerait, au contraire, que c’est en misant sur l’augmentation des revenus des 20 % les plus pauvres qu’on parvient à avoir véritablement un effet positif sur la croissance, et ce, tant dans les sociétés en voie de développement que dans les économies avancées.

Conjoncture économique mondiale : Êtes-vous optimiste ou pessimiste?

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La question de la Syrie a monopolisé l’attention lors de la rencontre des chefs d’État du G-20 à St-Petersbourg les 5 et 6 septembre 2013. Ces rencontres sont aussi l’occasion de faire le point sur l’état de l’économie mondiale. À ce sujet, tant des points de vue optimistes que pessimistes ont été exprimés. Faisons un tour d’horizon des éléments qui caractérisent actuellement cette conjoncture économique globale.

Certain.e.s sont donc optimistes, comme on peut le lire dans cet article du Globe and Mail. Cet enthousiasme repose sur plusieurs nouvelles venues des États-Unis dont l’augmentation de 2% annualisé de la consommation, l’augmentation de 12,1% de la valeur des maisons sur un an ainsi que le taux de chômage à 7,3%, le niveau le plus bas de l’après-récession. Les auteurs soulignent aussi le taux d’endettement des ménages le plus faible en une décennie, à 90% du revenu disponible (à titre comparatif, le niveau d’endettement des ménages canadiens oscille au-delà de 160%).

L’odeur du pari passu excite les vautours

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Le 16 juin dernier, l’Argentine a échoué à faire entendre à la Cour suprême des États-Unis un appel de la décision prononcée par un juge new-yorkais dans une affaire qui l’oppose à deux fonds vautours, NML Capital et Aurelius. Ma collègue Julia Posca a déjà parlé de cette affaire dans un billet publié il y a dix-huit mois. Les péripéties des dernières semaines ont suscité de nombreuses spéculations, projections et analyses dans l’univers de la finance. Cette affaire est importante puisqu’elle traite de dette souveraine à une époque où l’endettement public est une préoccupation généralisée. Et dans laquelle les vautours mangent de la dette.

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2001, l’Argentine est en faillite. Elle avait pourtant été une « élève modèle du Fonds monétaire international (FMI) » et appliqué à la lettre les diktats ultralibéraux des années 80-90 : « Elle a, en effet, mis en œuvre avec application et persévérance des programmes d'ajustement structurel, gouvernés par trois principes, qui font partie intégrante du "Consensus de Washington" : la flexibilité, l'ouverture de l'économie et le retrait de l'État, réduit à des fonctions régaliennes strictes. » (La documentation française). Mais la prospérité n’était pas au rendez-vous. Au contraire, la seule « grande classe moyenne » de l’Amérique latine a sombré avec l’économie du pays.

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