Hausse d’impôts : attention aux erreurs grossières

Par ,

Le 29 septembre dernier, le chroniqueur du Devoir Gérard Bérubé publiait un texte intitulé « Hausser l’impôt des mieux nantis ne rapporte pas ». Non seulement le titre de cet article ne reflète pas le contenu de l’étude de l’Institut C.D. Howe auquel il se réfère (et qui s’intéresse plutôt au degré de réussite de telles mesures), mais l’étude elle-même comporte des problèmes méthodologiques majeurs qui remettent en question ses conclusions.

Encore les changements d'emplois

Par

Il y a maintenant plus d'un an, j'ai publié ici un billet pour tenter de contredire la légende si répandue qu'on change plus souvent d'emploi qu'avant. Il y a moins longtemps, j'ai aussi montré que, même aux États-Unis, cette légende... est aussi une légende! Même si de nombreuses personnes ont été convaincues par les faits que j'ai présentés, cela n'empêche pas la légende de perdurer.

Les changements d'emplois aux États-Unis

Par

Bien des gens ont été surpris quand j'ai montré, dans un billet paru au début de 2014, qu'il est faux de prétendre qu’on change plus souvent d’emploi qu’avant. Des données de différentes sources montrent que ce n'est pas le cas et même que c'est plutôt le contraire. En réponse à un commentateur qui se demandait d'où venait cette légende urbaine, j'ai répondu que je l'ignorais, mais qu'il était possible que cela soit vrai aux États-Unis, compte tenu de «la baisse de la syndicalisation, la faiblesse relative du secteur public et les lois du travail qui avantagent encore plus les employeurs». Le National Bureau of Economic Research (NBER) a justement publié une étude portant sur cette question il y a quelques mois. Intitulée Labor Market Fluidity and Economic Performance (Fluidité du marché du travail et performance économique), cette étude examine l'évolution de ce qu'elle appelle le taux de réaffectation («reallocation» en anglais) des emplois, soit en fait le taux de changements d'emplois, et analyse ses conséquences sur la performance économique.

La stagnation permanente : Krugman contre Gordon

Par

On s'inquiète de plus en plus de la forte baisse de la croissance économique des dernières années. Par exemple, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) soulignait récemment les conséquences tragiques de cette absence de croissance notamment sur l'augmentation du chômage de longue durée. En plus, on commence à se demander si cette situation ne perdurera pas.

Le Centre for Economic Policy Research (CEPR), centre londonien de recherche en politique économique, a justement diffusé récemment un livre gratuit sur Internet portant sur ce sujet, livre intitulé Secular Stagnation: Facts, Causes and Cures (La stagnation permanente, les faits, les causes et les solutions). Ce livre regroupe 14 textes écrits par des économistes de renom. J'ai lu environ la moitié de ces textes (malgré des différences de points de vue, cela devient répétitif...) et en présenterai deux dans ce billet, car ce sont ceux qui représentent, selon moi, le mieux les divergences de points de vue.

Aucun billet trouvé