Pour Ramani, Kadiatou, Margarita, Dina et Nadège

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Qu’elles s’appellent Ramani, Kadiatou, Margarita, Dina ou Nadège, qu’elles viennent de l’Inde, de la Guinée, du Salvador, du Maroc ou d’Haïti, qu’elles habitent au Québec depuis plus de dix ans ou qu’elles soient immigrantes récentes, les femmes venues d’ailleurs, tout comme les Québécoises établies ici depuis des générations, peuvent subir des violences nécessitant le recours aux services des maisons d’hébergement. Malgré certains préjugés tenaces laissant croire le contraire, les hommes qui violentent femmes et enfants sont de toutes les origines, de toutes les classes sociales et aucune culture n’a le monopole de la violence. Au Québec, la récente augmentation du nombre de femmes immigrantes fréquentant les maisons d’hébergement correspond à l’augmentation des personnes issues de l’immigration dans la population générale. 

Résolution 2017 : Combler le vrai déficit

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« Des sans voix, ça n’existe pas vraiment. Il n’y a que des gens qui sont délibérément réduits au silence ou qu’on préfère ne pas entendre. »  — Arundhati Roy

 

À quelques jours de l’inauguration du nouveau président des États-Unis, après l’étrange élection de laquelle Donald Trump est sorti vainqueur, l’heure est au bilan pour bien des États-unien·ne·s. En ce début d’année 2017, l’heure est aussi au bilan pour de nombreux autres citoyen·ne·s à travers le monde. Ce n’est pas surprenant, considérant le rôle géopolitique de cet imposant voisin. N’oublions toutefois pas qu’entre janvier et décembre 2016, les électeurs d’une vingtaine d’autres pays ont également eu à élire des personnes pour les représenter à la tête de leur État respectif. Examinons ces données électorales dans leur contexte socioéconomique : certains constats qui vont à l’encontre des idées reçues s’imposent.

Les ordres blancs disent qu’ils sont ben corrects

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Hier, dans Le Devoir, une lettre signée par les président-e-s des Ordres professionnels du Québec prétend que les difficultés que rencontrent les immigrant-e-s pour faire reconnaître leurs diplômes ne relèvent pas d’un « corporatisme indu » de leur part mais d’autres motifs tels que les règlements gouvernementaux ou encore les difficultés socio-économiques.

Il faut rompre avec Tina

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Contrairement à l’habitude, les questions de santé mentale ont été très médiatisées ces derniers jours. Ceci surtout en raison de grandes entreprises comme Bell et Morneau Shepell qui ont respectivement lancé des campagnes et projets de recherche leur permettant de se positionner comme des acteurs importants dans le domaine. Cette tendance à la corporatisation de la santé mentale s’inscrit dans une vision néolibérale qui nie l’existence d’alternatives aptes à solutionner les problèmes humains en dehors de la logique de marché.

Protection du public et système professionnel: Du vœu pieux aux garanties

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Le 15 décembre dernier, mon collègue Guillaume Hébert et moi avons publié une note socioéconomique ayant pour titre: « Les ordres professionnels peuvent-ils garantir la protection du public? ». Ce titre n'a pas plu à M. Claude Leblond, président de l'Ordre des travailleurs sociaux et thérapeutes conjugaux du Québec car, nous dit-il dans une lettre (et dans cet article du Devoir), cela «laisse planer un doute sur la manière dont nous nous acquittons de notre mandat de protection du public. C’est sérieux comme sous-entendu et discriminant non seulement pour notre ordre professionnel, mais pour l’ensemble du système professionnel.». En plus de ne pas apprécier notre titre, M. Leblond déplore le «ton éditorialiste» qu’il pense déceler dans notre étude.

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