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Robotisation : pourquoi reste-t-il des emplois?

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De nombreux débats ont occupé et occupent encore la société quant au remplacement des emplois par les robots, ce que les économistes nomment dans la théorie de la production l’effet de substitution entre le capital et la main-d’œuvre. Ce billet s’attardera dans un premier temps à observer les données disponibles sur l’emploi de trois secteurs d’activité (agricole, services professionnels, scientifiques et techniques et le secteur de l’hébergement et de la restauration) qui devraient avoir été fortement influencés par le progrès technologique. Un second billet s’intéressera à un effet peu débattu, l’effet de l’automatisation sur les salaires de ces mêmes secteurs. Comme tout phénomène économique cependant, les explications sur les faits observés ne peuvent se limiter à un seul facteur. Les observations et hypothèses explicatives de ce billet et du prochain sont donc à prendre avec une certaine réserve.

Services informatiques : le gouvernement fait fausse route

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On a beaucoup parlé dans les dernières années des déboires du gouvernement québécois avec plusieurs firmes informatiques. Tant de contrats octroyés à des entreprises privées dans le domaine de l’informatique et des technologies de l’information (TI) ont été problématiques qu’un terme s’est depuis imposé pour qualifier cette saga : le « bordel informatique ». On pense par exemple au cas de l'informatisation des dossiers médicaux, qui s'implante péniblement et au double du prix (pour l'instant) initialement prévu. Les dépassements de coûts et le manque de transparence dans la gestion des dépenses informatiques témoignent en fait depuis quelques années des ratés de la sous-traitance et des dérives causées par la perte d’expertise qui en découle, une question sur laquelle s’est d’ailleurs penché l’IRIS en 2013. Les sommes dépensées pour des systèmes partiellement fonctionnels dépassent le milliard de dollars – un problème que le Québec n’est pas le seul à vivre, puisque Ottawa est aux prises avec le même type de fiasco. Pensons au système de paie Phénix, qui cause encore des maux de tête à bien des fonctionnaires fédéraux.

Pokémon stop

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Le trafic s’atténue, les horaires des bibliothèques sont réduits, les répondeurs répètent des messages d’absence, des touristes errent sans but là où des piétons marchent d’habitude d’un pas pressé, les journées semblent ralentir... il n’y a pas de doute : c’est le temps des vacances. C’est vrai du moins pour environ le quart de la main-d’œuvre active québécoise qui profite ces jours-ci des vacances de la construction, selon une estimation de la Commission de la construction du Québec.

 

Soyons créatifs : détruisons l’université

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Dans son premier numéro de juillet, la revue The Economist proposait, en première page, la photo d’un mortier de diplômé transformé en bombe sur le point d’exploser sous le titre : « Creative destruction : reinventing the university ». Reprenant la célèbre expression de Joseph Schumpeter, on nous annonçait cette fois que la vénérable institution subirait une véritable révolution à cause de ses coûts croissants, d’une transformation du monde du travail et d’une rupture technologique importante.

Le plus étonnant dans la série d’articles est le fait qu’ils aient été écrits si récemment. En effet, The Economist reprend essentiellement le même discours sur l’université qu’on entend de la part de l’OCDE et d’une série d’agences internationales depuis bientôt 20 ans. Depuis le milieu des années 1990, tant des intellectuels comme Michael Gibbons et Helga Nowotny que des gouvernements comme celui du Québec ou celui de la Grande-Bretagne n’ont eu cesse de nous dire que le marché de l’emploi avait changé et qu’il fallait que l’université participe à un nouveau mode de production du savoir. À cela se sont ensuite greffés les impacts d’Internet sur l’enseignement, les vagues successives de compression des coûts dans les missions d’enseignement et les investissements pour favoriser la recherche commercialisable. Bref, la « révolution » qu’attend The Economist est déjà en cours depuis longtemps.

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