["rapha langevin"]

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Des économistes recommandent d’imposer les riches à 100 % (et plus encore)

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Nombre d’économistes, de commentateurs et de commentatrices n’ont de cesse de répéter que « trop d’impôt tue l’impôt ». Dans son dernier billet, ma collègue de l’IRIS Eve-Lyne Couturier remettait en question les conclusions d’une récente étude du Centre sur la prospérité et la productivité (CPP) de HEC Montréal sur l’imposition des mieux nanti·e·s au pays qui allait dans le sens de ce populaire adage. Dans ce billet, je montre en quoi les résultats de l’étude du CPP préconisent en réalité des hausses substantielles d’impôt chez les contribuables québécois les plus fortunés. Je conclus en énumérant brièvement les principaux arguments théoriques et empiriques démontrant que non, trop d’impôt ne peut pas réellement « tuer l’impôt ».

Le scepticisme compulsif n’équivaut pas à de l’esprit critique

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Dans une lettre ouverte publiée le 3 septembre 2020, le professeur titulaire et directeur du département de français de l’Université d’Ottawa, Maxime Prévost, soulevait plusieurs interrogations quant aux mesures de restriction sanitaire appliquées un peu partout au pays. Sous couvert de questionnement raisonnable, les sous-entendus du directeur sont toutefois problématiques autant d’un point de vue logique que factuel.

Voici pourquoi la plupart des études d’impacts du salaire minimum sont biaisées

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Beaucoup d’encre a coulé sur les questions de salaire minimum dans les dernières décennies, notamment en raison des mouvements états-uniens et canadiens réclamant des hausses substantielles de salaire minimum à court terme. Plusieurs économistes et analystes en politiques publiques en ont profité pour ressortir la fameuse « cassette » des pertes d’emploi : les fortes hausses de salaire minimum peuvent faire plus de mal que de bien si les pertes d’emploi qu’elles engendrent sont trop élevées. Mais qu’en est-il réellement? Dans ce billet, je présente sommairement les résultats d’une toute nouvelle étude, réalisée dans le cadre de ma scolarité doctorale, qui démontre que la grande majorité des études sur le salaire minimum au Canada (et aux États-Unis dans une moindre mesure) ont fort probablement surestimé les pertes d’emploi subséquemment engendrées par une telle politique, le tout au détriment des faibles salarié-e-s

Déconfinement : le recul a-t-il déjà été une option? 

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Depuis le 15 avril dernier, le déconfinement progressif est enclenché au Québec. Bien que la province soit la plus touchée par la pandémie au pays, le gouvernement caquiste maintient son échéancier de déconfinement, à l’exception du grand Montréal où le déconfinement est reporté (au moins) jusqu’au 25 mai et jusqu’en septembre pour le retour à l’école. Or, la plupart des provinces canadiennes et des états américains repoussent constamment leur échéance de déconfinement, les risques de deuxième vague étant considérés encore trop élevés. Pourquoi un tel empressement au Québec? Dans ce billet, je présente une série d’arguments permettant de croire que la stratégie québécoise de déconfinement est fortement influencée par le secteur privé québécois, et que les possibilités de « reconfinement », en cas de deuxième vague, sont minces, voire inexistantes.

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