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Uchronie d’une pandémie : et si le projet initial des CLSC s’était réalisé?

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Les centres locaux de services communautaires (CLSC) auraient fêté leur cinquantième anniversaire de naissance cette année. Le conditionnel s’impose parce que ce modèle unique dans le monde occidental, créé au Québec et encensé à l’international, est aujourd’hui en lambeaux, victime d’un sabotage perpétré par les fédérations médicales et les gouvernements successifs, eux-mêmes soumis aux pressions du milieu des affaires en faveur d’une privatisation des services et d’un démantèlement de l’État social. Alors que la troisième vague de COVID-19 déferle sur le Québec, déjà lourdement endeuillé par un des pires bilans au monde quant au nombre de décès provoqués par la pandémie, on peut se demander : la réalisation du projet initial des CLSC nous aurait-elle permis de faire mieux? 

Budget fédéral 2021-2022 : beaucoup de carburant pour rester sur place

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Comme prévu, le gouvernement Trudeau continue de dépenser pour stimuler l’économie. Mais le premier budget de la ministre des Finances Chrystia Freeland n’est pas un budget progressiste pour autant. Il s’agit d’un budget typiquement libéral : il promet beaucoup, mais réalise peu. Cette fois-ci, hormis l’exception notable du programme de garderies hors Québec (et qui devrait se traduire par des compensations de l’ordre de 2 G$ pour le Québec), le budget fédéral échoue à amorcer la transformation de l’économie, se contentant d’alimenter un modèle économique désuet et non viable.

Protocole de priorisation : les profits ou la vie?

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Le gouvernement et les médias nous préparent depuis plusieurs jours à l’application imminente du « Protocole de priorisation aux soins intensifs ». Ce terme pudique et en apparence purement bureaucratique désigne la procédure à suivre et les critères éthiques à respecter pour celles et ceux qui, si ce protocole devait s’appliquer, auraient la tâche ingrate de choisir entre les personnes qui auront accès aux soins intensifs, et celles qui en seront privées. Il peut paraître étonnant que le recours à de tels extrêmes (on parle ici de choisir entre soigner ou laisser mourir) soit envisagé avec résignation et fatalisme, comme s’il était normal, ou du moins inévitable, d’en arriver là en temps de pandémie. Or, la pandémie ne fait qu’exacerber le « triage » généré par un autre « protocole de priorisation », qui s’applique quant à lui depuis déjà très longtemps : celui imposé par le capitalisme et son impératif de profits.

En un graphique: les déterminants de la santé

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La pandémie de COVID-19 a braqué les projecteurs sur les impacts dévastateurs que peut avoir un virus sur la santé, ce que la population des pays occidentaux, protégée par des vaccins trop souvent inaccessibles ailleurs, avait eu tendance à oublier depuis quelques décennies. L’incursion brutale de ce virus dans nos vies et la course au vaccin qu’elle a stimulée tend néanmoins à renforcer la conception de la santé qui prédomine dans ces mêmes pays, conception largement centrée sur les causes biologiques et individuelles de la maladie (génétique, bactéries, virus, mauvaises habitudes de vie, etc.), ainsi que sur le rôle du système de soins (et en particulier des médecins, des hôpitaux et des médicaments) comme remède principal aux problèmes de santé. Or, ces facteurs sont loin d’être les seuls déterminants de l’état de santé des populations. En fait, ce ne sont même pas les plus importants.

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