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Peut-on réaliser la gratuité scolaire au Québec?

24 août 2022


Loin de relever du « rêve » ou du « mirage » comme on l’entend souvent, la gratuité scolaire universitaire constitue en fait, historiquement, la norme dans les pays sociaux-démocrates du monde. L’introduction d’un modèle « libéral » reposant sur des frais élevés et sur l’endettement étudiant est un phénomène récent, une rupture avec le passé « social-démocrate » impulsée par l’idéologie néolibérale, dans des pays comme le Royaume-Uni ou les États-Unis. Ce modèle nuit à l’accessibilité, particulièrement pour les moins nantis. Le Québec devrait résister aux pressions adaptatives en faveur du modèle de frais élevés et adopter plutôt la gratuité scolaire universitaire. Selon nos calculs, réaliser la gratuité scolaire universitaire au Québec coûterait environ 1,2 G$ annuellement.

Faits saillants

1,2G$

Coût de la gratuité scolaire au Québec


  • Dans l’histoire de l’enseignement supérieur depuis un siècle, c’est la gratuité scolaire ou la quasi-gratuité (frais modiques) qui constitue la norme dans les États qui ont adopté le modèle social-démocrate.
  • L’introduction de frais de scolarité et d’un endettement étudiant élevés, selon le modèle « libéral », constitue une rupture avec le passé social-démocrate.
  • Des frais élevés et la perspective de s’endetter exercent un effet d’aversion qui décourage les futurs étudiant·e·s, surtout les moins nantis, ce qui nuit à l’accessibilité.
  • Les frais de scolarité élevés participent plus largement d’une logique de marchandisation et de privatisation de l’éducation.
  • La mise en place de la gratuité scolaire au Québec doit faire partie d’un mouvement plus général de remise en question critique de la logique croissanciste ou maximaliste, qui oriente aussi bien la recherche universitaire que le système technico-économique auquel on arrime cette dernière.

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