La déréglementation des frais de scolarité : à la conquête du marché des étudiant·e·s internationaux

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Dévoilée le 17 mai 2018 par la ministre de l’Enseignement supérieur, la nouvelle Politique québécoise de financement des universités promet de nouveaux investissements en éducation postsecondaire afin de garantir l’équité et l’efficacité du financement des universités. Dans les faits, la mesure centrale de la Politique consiste à déréglementer les frais de scolarité payés par les étudiant·e·s internationaux inscrits au 1er et au 2e cycles. La déréglementation permettra aux universités de fixer elles-mêmes le coût des études pour ces étudiant·e·s. La déréglementation n’est d’ailleurs pas une mesure sans précédent. Il y a dix ans, le gouvernement de Jean Charest avait déréglementé les frais de scolarité des étudiant·e·s internationaux de 1er cycle pour certains programmes d’études, comme le génie ou le droit. La déréglementation intégrale annoncée cette année par le gouvernement Couillard va cependant beaucoup plus loin. Le gouvernement québécois consacre par ce biais l’implantation d’un mode néolibéral de gestion des universités québécoises, qui vise à mettre celles-ci en concurrence pour attirer plus d’étudiant·e·s internationaux. La présente note interroge ce que seront les conséquences de ce virage.

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