Premier budget Girard: des surplus infinis

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Au huis clos à Québec, le président du Conseil du Trésor Christian Dubé affirmait que le budget d’aujourd’hui « pose les fondations à partir desquelles [le gouvernement] agira dans les quatre prochaines années ». Si c’est effectivement le cas, c’est dans une ère de conservatisme fiscal que s’engage le gouvernement québécois. Plutôt que d’utiliser massivement sa marge de manœuvre pour répondre à des défis majeurs en environnement, en éducation et en santé et services sociaux, il choisit de verser des sommes colossales dans le Fonds des générations, et ce de façon récurrente.

4e budget Morneau : moyen jusqu’à la fin

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Dans le budget 2019-2020, le gouvernement réaffirme sa volonté d’« investir dans la classe moyenne ». Pourtant, les efforts déployés pour y arriver sont plus que timides. Faute d’être le véritable budget de la classe moyenne, le dernier budget de l’ère Trudeau est celui d’un gouvernement moyen.

Le gouvernement contribue-t-il à améliorer les conditions de vie des femmes ?

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À son arrivée au pouvoir à l’automne dernier, François Legault a voulu marquer les esprits en formant un cabinet comptant autant de femmes que d’hommes ; un geste important, car bien que le monde politique devrait être à l’image de la société, les hommes - blanc de surcroît - y sont surreprésentés. Si l’enjeu de la représentation compte lorsqu’il est question de faire avancer l’égalité entre les hommes et les femmes, on ne saurait se satisfaire d’une égalité de façade qui ne sert qu’à faire oublier un contexte où les rapports inégaux entre les sexes se perpétuent malgré tout. Est-ce que les politiques et les lois adoptées par le gouvernement participent à réduire les inégalités ? Voilà une préoccupation qui devrait orienter en tout temps les décisions gouvernementales.

Services informatiques : le gouvernement fait fausse route

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On a beaucoup parlé dans les dernières années des déboires du gouvernement québécois avec plusieurs firmes informatiques. Tant de contrats octroyés à des entreprises privées dans le domaine de l’informatique et des technologies de l’information (TI) ont été problématiques qu’un terme s’est depuis imposé pour qualifier cette saga : le « bordel informatique ». On pense par exemple au cas de l'informatisation des dossiers médicaux, qui s'implante péniblement et au double du prix (pour l'instant) initialement prévu. Les dépassements de coûts et le manque de transparence dans la gestion des dépenses informatiques témoignent en fait depuis quelques années des ratés de la sous-traitance et des dérives causées par la perte d’expertise qui en découle, une question sur laquelle s’est d’ailleurs penché l’IRIS en 2013. Les sommes dépensées pour des systèmes partiellement fonctionnels dépassent le milliard de dollars – un problème que le Québec n’est pas le seul à vivre, puisque Ottawa est aux prises avec le même type de fiasco. Pensons au système de paie Phénix, qui cause encore des maux de tête à bien des fonctionnaires fédéraux.

Pénurie de main-d’œuvre : des nuances s’imposent (encore)

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La semaine dernière, j’ai consacré un billet de blogue à la pénurie de la main-d’œuvre. Le phénomène a été signalé dans les derniers temps par plusieurs intervenants et nombre d’employeurs qui souhaiteraient voir le gouvernement intervenir pour remédier à la situation. Je montrais que si on observe bel et bien une hausse du nombre de postes vacants depuis que Statistique compile des données sur la question, soit depuis 2015, la situation varie beaucoup d’une industrie à l’autre, d’un trimestre à l’autre et d’une région à l’autre. Certains lecteurs et lectrices ne semblent pas avoir été convaincus par la démonstration. Dans ce billet, je présenterai donc quelques données supplémentaires afin de compléter le portrait de la situation québécoise, car des nuances s’imposent afin de concevoir les solutions adéquates pour faire face à la situation.

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