Qu’est-ce que le racisme systémique?

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Les manifestations se multiplient aux États-Unis depuis que George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans, a été tué par un policier de Minneapolis lors d’une intervention filmée par une passante puis diffusée sur les réseaux sociaux. Cet événement s'ajoute à une longue liste de bavures policières qui témoignent de la persistance dans ce pays d’une discrimination à caractère racial dont sont particulièrement victimes les personnes noires.

Des manifestations ont été organisées à plusieurs endroits dans le monde en solidarité avec la communauté afro-américaine. Ce fut le cas notamment à Toronto et à Montréal, où les manifestant·e·s ont par ailleurs voulu souligner que les Afrodescendants du Québec et du Canada étaient aussi victimes de racisme. Plusieurs chroniqueurs et politiciens insistent depuis pour dire qu’on ne peut faire une telle comparaison et que, même s’il y a des personnes racistes chez nous, on ne peut en conclure qu’il y a du racisme systémique.

Bien qu’il serait pertinent de s’attarder aux raisons politiques qui peuvent motiver un tel déni, nous nous contenterons dans ce billet de définir ce qu’est le racisme systémique avant de présenter quelques exemples de son incarnation au Québec et quelques-unes des mesures qui pourraient contribuer à l’éliminer.

Définir le racisme systémique

Rares sont ceux qui vont nier l’existence de comportements racistes dans notre société, soit le fait que des personnes traitent différemment d’autres personnes sur la base de la couleur de leur peau, de leur origine ethnique présumée ou de leurs croyances religieuses. On reconnaît ainsi aisément que le racisme, qui peut être défini comme une idéologie selon laquelle il existe une hiérarchie entre les groupes humains, entraîne de la discrimination « lorsqu’une telle distinction, exclusion ou préférence a pour effet de détruire ou de compromettre [les droits et libertés d’une personne]. » 

Le racisme systémique, parce qu’il est plus insidieux, peut être plus difficile à percevoir. La Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPDJ) le définit « comme la somme d’effets d’exclusion disproportionnés qui résultent de l’effet conjugué d’attitudes empreintes de préjugés et de stéréotypes, souvent inconscients, et de politiques et pratiques généralement adoptées sans tenir compte des caractéristiques des membres de groupes visés par l’interdiction de la discrimination. » (p. 6). Malgré son caractère parfois involontaire, cette forme de racisme a pour effet de perpétuer les inégalités vécues par les personnes racisées notamment en matière d’éducation, de revenus, d’emploi, d’accès au logement et aux services publics.

Une réalité bien de chez nous

Comme en témoignent les quelques exemples présentés ici, le racisme systémique existe bel et bien au Québec. En effet, qu’il s’agisse de l’accès au logement, des interpellations policières ou de l’accès au marché du travail, les personnes noires, autochtones et racisées subissent des discriminations de manière disproportionnée par rapport au reste de la population.

Logement: Les personnes qui se voient refuser l’accès à un logement pour des motifs discriminatoires basés sur leur origine ethnique ne peuvent faire une plainte auprès de la Régie du logement du Québec, celle-ci n’ayant pas d’autorité tant qu’un bail n’est pas signé. Ces personnes peuvent se tourner vers la CDPDJ, qui peut interpeller le propriétaire afin qu’il respecte ses obligations en vertu de la Charte des droits et libertés de la personne, mais ne peut pas l’obliger à le faire. Or, près du tiers des plaintes reçues à la CDPDJ pour discrimination dans le cadre de la recherche d’un logement concernaient l’origine ethnique ou la couleur de la peau. Comme les délais pour une audience en cas de refus sont longs, les personnes victimes de discrimination ont toutefois tendance à abandonner leurs démarches judiciaires en cours de route.

Relations avec la police: Le profilage racial est dénoncé depuis longtemps au Québec. Un comité d’enquête formé par la CDPDJ après la mort d’Anthony Griffin en 1987 dénonçait la discrimination et le racisme dans l’exercice des fonctions policières. En 2019, un rapport du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) a montré que la probabilité moyenne de se faire interpeller par le SPVM variait en fonction de l’appartenance raciale. Les personnes noires et autochtones se font interpeller entre 4 et 5 fois plus que les personnes blanches. Les femmes autochtones ont quant à elles 11 fois plus de chances de se faire interpeller que les femmes blanches. Le constat saisissant de ce rapport est ainsi que les personnes noires et les femmes autochtones se font interpeller de manière disproportionnée par rapport à la taille de leur population.

Emploi: Plusieurs obstacles entravent aussi l’accès à l’emploi pour les personnes noires, autochtones et racisées, dont la non-reconnaissance de l’expérience professionnelle et des diplômes acquis à l’étranger pour les personnes immigrantes, ainsi que la discrimination à l’embauche. Ces difficultés sont plus grandes au Québec que dans le reste du Canada et c’est aussi chez nous que l’on retrouve l’écart entre le taux de chômage des personnes immigrantes et des natifs le plus élevé au pays.

Des études s’intéressant à la discrimination à l’embauche ont entre autres démontré que le nom qui apparaît sur le curriculum vitae a une incidence sur la probabilité d’obtenir un emploi au Québec. Les personnes qui ont des noms à consonance africaine, arabe ou latino-américaine subissent un traitement différentiel et discriminatoire même lorsqu’elles ont les mêmes qualifications que les candidats avec des noms natifs. 

Comment y remédier?

Dans la foulée des manifestations des derniers jours et pressé par les partis d’opposition, le gouvernement s’est engagé mardi à présenter un plan de lutte contre le racisme et la discrimination. En attendant que ce plan voie le jour - aucune échéance n’a été mentionnée et aucun député n’a été attitré à ce dossier -, voici quelques mesures qui pourraient en faire partie.

Le gouvernement doit commencer par reconnaître l’existence du racisme systémique au Québec et donner le mandat à un organisme de faire enquête afin de cerner les contours et l’ampleur du phénomène, comme l’a fait la ville de Montréal. Une telle consultation pourrait servir de base dans l’élaboration du plan de lutte contre le racisme, comme ce fut le cas par exemple en Ontario.

Les différents ministères et organismes devraient recueillir et partager des données sur les caractéristiques démographiques telles que l’origine ethnoculturelle afin d’avoir l’information nécessaire pour concevoir des politiques qui s’attaquent aux problèmes vécus par les personnes racisées. Il s’agit d’ailleurs d’une des recommandations de la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec (Commission Viens) qui pourrait être étendue aux personnes racisées.

En tant qu’employeur, Québec pourrait aussi montrer l’exemple et revoir son programme d’accès à l’égalité en emploi pour la fonction publique afin de favoriser l’embauche d’un plus grand nombre de personnes autochtones et issues des communautés culturelles, et ce à tous les échelons et dans l’ensemble des secteurs de l’administration publique.

En clair, ce n’est qu’en reconnaissant l’existence du racisme systémique que le gouvernement pourra lutter efficacement contre ses diverses manifestations. Il en va du respect des droits et libertés de tous les Québécois·es, peu importe leur origine et leur statut.

 

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Commentaire sur l'article

Yves Legault

Il n'y a qu'à lire le textes relatif à la discrimination dans la constitution canadienne pour comprendre à quel point sont encré s les préjugés.

On peut y lire (source: https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/Const/page-15.html#h-39):
Droits à l’égalité
Note marginale :Égalité devant la loi, égalité de bénéfice et protection égale de la loi
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15. (1) La loi ne fait acception de personne et s’applique également à tous, et tous ont droit à la même protection et au même bénéfice de la loi, indépendamment de toute discrimination, notamment des discriminations fondées sur la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, le sexe, l’âge ou les déficiences mentales ou physiques.
Note marginale :Programmes de promotion sociale

(2) Le paragraphe (1) n’a pas pour effet d’interdire les lois, programmes ou activités destinés à améliorer la situation d’individus ou de groupes défavorisés, notamment du fait de leur race, de leur origine nationale ou ethnique, de leur couleur, de leur religion, de leur sexe, de leur âge ou de leurs déficiences mentales ou physiques. (84)
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On encre les critères de ségrégation en les mentionnant!
C'est tout à fait contre-productif.

De plus, on y mentionne l'égalité, ce qui est impossible à atteindre dans la majorité des cas, que ce soit dans la vie de tous les jours ou en justice. C'est l'ÉQUITÉ qui doit primer. Rien d'autre!

Le texte de l'article 15 de l'annexe B aurait dû se lire comme suit:
Aucune forme de discrimination n'est tolérée, sauf dans le cas de l'âge ou de la qualification et strictement dans les limites prescrites par la loi.
Ici, ça prend des mentions appropriées dans les différentes lois pertinentes.

Nos juristes devraient apprendre à écrire!
Mieux encore: On devrait interdire aux juristes d'écrire les lois! ...Et les chartes!

D'ailleurs, qu,est-ce que la nation du Québec attend pour écrire sa propre constitution et voter ses lois?

Lucette Lupien

Je vous remercie infiniment pour cet article très éclairant sur le racisme systémique. C'est très clair et c'est facile à expliquer à des gens qui sont de bonne volonté mais qui ignorent totalement ce qu'est le racisme systémique et son impact sur les personnes qui en souffrent.
Excellent article et très clair. Merci.

Lise Labbé

Je suis tout à fait d’accord avec vous sur ce sujet: les québécois se voudraient plus vertueux que les autres peuples, mais c’est faux. Il est grand temps de faire le constat, par le biais d’une commission d’enquête avec audiences, mais il ne faut pas compter sur le gouvernement Legault pour cela.

Chantale Loiseau

Excellent... Bravo pour la description complète et que oui au Qc, il y en a. 👏👏

Louise Desmarais

Le gouvernement Legault en excluant les personnes porteuses de signes religieux dans plusieurs emplois dans ses nouvelles lois a fait preuve de racisme systémique et pas plus tard que cette semaine, M. Legault niait qu'il y ait du racisme systémique au Québec. Ce n'est qu'un exemple étant donné que l'on sait que les policier font du profilage racial, en plus de tout ce qui est mentionné dans l'article.

Paul Laberge

J’avais beaucoup de difficultés à comprendre cet acharnement à utiliser le mot racisme que j’associe bien plus à la suprématie d’une race sur une autre comme le KKK, Hitler et l’Aparheid. Je vois du racisme dans l’exécution de M. Floyd. Je ne veux pas diluer ce mot et ses conséquences désastreuses en omettant d’utiliser ces mots : xénophobie, ethnophobie, discrimination, préjugés et ignorance. Le Québec, une province conquise à qui on a laissé la langue française pour maintenir le peuple dans l’ignorance, à qui on a laissé la religion catholique pour maintenir le peuple dans la soumission, une province où la religion a « démonisé » l’argent. Le Québec, une province qui s’affirme par la révolution tranquille, la création de la CDP, la loi 101 et un réseau public de santé et d’éducation. Le Québec qui s’est fait volé un référendum, qui voit ses lois contestées devant la cour fédérale par des organismes grassement financés par le fédéral. Le Québec qui subit à répétition le « bashing » de la presse anglophone canadienne et québécoise. Le Québec qui depuis au moins 20 ans régresse dans sa fierté, voit Montréal « s’angliciser», voit sa culture fragilisée par le multiculturalisme canadien. Le Québec qui depuis 3 mois subit le COVID-19 et son confinement, subit la crise dans les CHSLD et cerise sur le sundae, est raciste !!! Un peuple insécure est un peuple qui peine à trouver des solutions durables. La solution est pourtant si simple, éducation, éducation et encore éducation pour freiner l’ignorance, les préjugés, la discrimination, l’ethnophobie et la xénophobie de toutes et de tous.

Richard Dancause

En début d'article vous écrivez : «Bien qu’il serait pertinent de s’attarder aux raisons politiques qui peuvent motiver un tel déni".
Reconnaître qu'il existe du racisme systémique dans certaines organisations publiques ou privées québécoises, ce n'est pas la même chose que reconnaître que la nation québécoise pratique le racisme systémique.
Ce que vous nommez « déni » peut s’expliquer. Les groupes qui ont fait l’objet de racisme sont très réticents à accepter qu’ils peuvent aussi avoir des comportements racistes.
Ils accordent beaucoup plus d’importance au racisme subit qu’à celui qu’ils font subir. Pour bien comprendre la portée de cet énoncé, tentez de trouver une citation où un afro-américain parle du racisme que sa communauté fait subir à une autre communauté. Et surtout ne dites pas que c’est impossible.
Alors demander à notre premier ministre d’affirmer que la nation Québécoise est une communauté où le racisme systémique est répandu, c’est lui demander de nier le racisme que la société Québécoise a subie et subit encore dans une certaine mesure. Cette forme de racisme sociétal est en fait beaucoup plus systémique que celle que fait subir une organisation comme la GRC, car elle touche l’ensemble d’une population.
Alors, cessons de vouloir « tout mettre au même rang », comme disait nos grand-mères et attaquons nous aux organisations où une forme de système existe.

Diane Blaquière

ALORS JE SUIS RACISTE

Était-ce du racisme systémique?

Quand j’étais petite, on m’appelait « pinte de lait » et « demie portion ». On m’a même suspendue la tête en bas à Ville d’Anjou, mis des scarabées dans mon verre de lait à St Félix de Valois et aussi fait jouer à la vache au baseball avec (à mon insu) des buts en bouse de vache aussi odorants que salissants. Je vous épargne le plus vulgaire.

A l’adolescence, j’ai été suivie et volée par deux noirs armés de revolvers sur la rue Chabot @ Mtl. J’avais quatorze ans. Et j’en passe..... Aujourd’hui, on m’a exclus de l’emploi à cause de mon âge.

Non, ce n’est pas du racisme systémique, ce ne sont que des comportements d’individus sans éducation qui polluent des systèmes et non des systèmes qui enseignent le racisme à tout leur monde.

Et c’est pas plus facile pour n’importe qui. Je suis blanche et avec bien d’autres blancs, mon corps, comme mes idées ont été ignorées, bafouées et ridiculisées ici même au Québec. Mes neveux et nièces noirs et métisses sont ingénieur, athlète, fonctionnaire au service publique, comptable et mettent leur grain de sel partout grâce à une maman blanche qui a valorisé l’éducation malgré de très faibles moyens. J’ai ma dose des complaintes démesurées pour servir des causes sans issues qui polluent les relations au nom de la liberté d’expression.

Vous êtes libres de vous immuniser contre la bêtise raciste ou autre en choisissant de vous instruire et de ne pas donner raison à vos détracteurs. Cracher du venin et « chiâler contre le système » est la preuve que vous avez capitulé sans conditions et que le pire de vous s’exprime au lieu du meilleur.

Ma race est d’être humaine et par définition imparfaite pour tous les membres de mon système familial autant que social.... Ma famille est pourtant multicolore, remplie de noir(e)s, jaunes, rouges, trisomiques, paraplégique, transgenre, gais et hétérosexuels, bilingues, trilingues et unilingues, indépendantistes, fédéralistes, anglos, francos, italos, hispanos, protestants, musulmans, juifs ou catholiques sous forme de vieux roteux et de jeunes blancs becs.

Quand l’un d’eux me rabroue ou que je l’invective, c’est seulement que je vis un moment désagréable qui va passer...

Une famille est un système aussi imparfait que chacun de ses membres. Une société est aussi raciste que chacune de ses familles. Que font les immigrants en arrivant? Joindre des communautés et des quartiers qui leur ressemblent puis faire venir leur famille le plus possible. Le Québec est une terre d’accueil imparfaite mais ouverte sur ses communautés minoritaires.

Propager la discorde et la haine dans un système quel qu’il soit et la division des sociétés ensuite pour justifier le comportement d’individus mal éduqués et enragés qui n’évoluent pas, n’est pas moins raciste que le système qu’on veut dénoncer.

Personne ne me mettra d’étiquette généraliste dans un système ou un autre sans mon consentement. Je suis raciste et je veux le rester car c’est la seule façon que j’ai trouvée de voir chez les humains de toutes nos communautés la richesse de cette culture, de ces rituels et de ces talents qu’aucun système de « blanc » pure laine bien pensant ne pourrait mieux m’enseigner. Cesser l’inclusion malveillante de tout le monde en nous encabanant tous vos systèmes déficients qui ne guériront jamais mais dont on peut atténuer les méfaits à l’aide d’un vaccin qu’on appelle éducation .

ÊTRE RACISTE C’EST AUSSI CELA AU QUÉBEC

#racismesystemique #polqc #manifestation

P.S. La traite des « blanches » et le traffic d’esclaves sexuels « blancs » existent aussi à grande échelle depuis la nuit des temps.

Hammou Nassiba

l'insidieux de la discrimination systémique:
Tant que mes compétences sont a titre benevole , elles sont largement recherchée s et appreciee.
La reconnaissance officielle,à une juste et concrète est plutôt rare. Je l,ai dénoncé à maintes reprises de diverses façons....pour me punir on m'a discriminé et barré la route carrément...on a detruit ma carriere et gaspillé l,apport dont j,etais capable... Aujourd'hui, je ne crois plus du tout à la charte des droits et libertés du Québec. Je m'attends toujours au lapin qu,on va me tirer du chapeau de la discrimination systémique.
Une façon tellement anodine en apparence que cela m,a souvent fait douter longtemps...tellement c,est sournois.

François Lépine

Merci, on a bien besoin de textes clairs et rigoureux sur ce sujet, et le vôtre va dans la bonne direction. Je suis cependant très déçu de voir que la définition que vous présentez comme celle que donnerait la CDPDJ du « racisme systémique » est en fait celle de la « discrimination systémique ». Voici la définition qu''elle donne du « racisme systémique » (p. 7) :
« Une production sociale d’une inégalité fondée sur la race dans les décisions dont les gens font l’objet et les traitements qui leur sont dispensés. L’inégalité raciale est le résultat de l’organisation de la vie économique, culturelle et politique d’une société. Elle est le résultat de la combinaison de ce qui suit : la construction sociale des races comme réelles, différentes et inégales (racialisation); les normes, les processus et la prestation des services utilisés par un système social (structure); les actions et les décisions des gens qui travaillent pour les systèmes sociaux (personnel). »
Une correction s'impose, me semble-t-il.

Denys messier

J’au lu attentivement votre interprétation du sujet racisme

Je le trouve très tendencieux .

Si un propriétaire a un logement a louer

Il est de son privilège de le louer à la personne qui est le plus compatible avec ses attentes

La propriété qu’il a acquise et payé avec son argent ce propriétaire at’ il a expliquer son choix

Stop stop stop qui êtes vous pour dès le départ croire qu’il n’accordera pas sa confiance à un homme ou à une femme à une personne de couleur ou pas .

Croyez vous qu’ il doit être assez niais pour louer au premier venu

Moi quand je regarde les gens peu importe la couleur le sexe l’orientation sexuelle tous sans exception nous avons des préférences

Des préférences dans la nourriture dans la mode vestimentaire dans le choix de nos fréquentations amicales et autres dans le choix d’ un véhicule couleur marque etc

Si selon des études et analyses on dit que généralement les noirs excellent dans la musique le chant la danse la boxe la tu es super correct

Puis si cet individu dit moi je trouve que les noirs sont moins travaillants que les blancs ah ben la on va traiter cette personne de raciste . Cet individu a t ‘il le droit de penser différemment de moi ou d’un autre individu oui

Mais des gens comme vous vont le dire raciste

Alors si c’est comme vous dites comment peut on avoir la liberté d’expression garanti par la même maudite charte qui vous permet à vous de décider qui est raciste ou pas .

C’est la que je diffère d’ opinion avec vous

Roger Pierre

Bonjour, selon moi, la cause principale des inégalités entre les Blancs et certaines communautés culturelles n'est pas le racisme systémique. C'est le fait que beaucoup de membres de ces communautés sont issus de milieux défavorisés. Ils sont pauvres et peu stimulés. Le résultat est qu'en arrivant à l'âge adulte, leur employabilité est inférieure à celle des autres Québécois. Arrivez à soutenir les jeunes défavorisés jusqu'à l'obtention d'un diplôme professionnel, collégial ou universitaire et vous verrez que les employeurs québécois, bien plus soucieux de faire marcher leur organisation que des origines ethnoculturelles des postulants, vont se les arracher, racisme systémique ou non. Rappelons que nous sommes en pénurie de main-d'oeuvre! Je saurais me tromper, mais il me semble avoir déjà entendu que la petite criminalité - la criminalité des pauvres - était, en proportion, davantage le fait des membres des communautés culturelles alors que les autres sortes de criminalité étaient davantage le fait des nantis - les Blancs. Cela aurait du sens : on pense plus au vol à l'étalage, au vol de voitures, au recel, au vandalisme, etc., lorsqu'on est pauvre et que nos horizons sont bouchés. Ainsi, si cela est vrai, comment un policier, dont le rôle est justement de faire régner la loi et l'ordre dans la ville et qui se fait critiquer si des crimes sont perpétrés à répétition, peut-il ne pas avoir un peu plus à l'oeil ceux qui, en proportion, commettent davantage de méfaits? Je le répète, ce fait est à vérifier. Quoi qu'il soit, la bonne nouvelle est que si on fait en sorte que les jeunes des communautés culturelles réussissent au moins aussi bien à l'école que les autres, on aura réglé une grande partie du problème. Comme par "hasard", les policiers cesseront de voir un petit criminel chez tous les jeunes des communautés culturelles. Et le "racisme systémique" aura perdu une grande partie de son importance.

Roxane Lemyre

Merci pour ces éclaircissements importants. Il faudrait transmettre cette définition au Premier Ministre Legault, de même qu’au sociologue et chroniqueur Mathieu Bock-Coté qui a débattu de cette définition avec le Dr Amir Khadir cette semaine à l’émission La Joute, diffusée à TVA. Cela ne fait toutefois pas des Québécois une nation raciste, mais force est d’admettre l’urgence qu’un grand coup de barre soit donné afin d’endiguer ce fléau au sein de ses instituions, qui menace notre paix sociale.

Denise Brunet

voici pour vous Monsieur le Premier Ministre, la définition du racisme systémique

Paul St-Hilaire

Selon cette analyse, ce type de racisme existerait. S'il faut le qualifier pour le circonscrire, c'est que logiquement d'autres types existent. Les cas dénoncés, si on se limite au Québec, ne sont-ils pas le fait de cas de citoyens, d'individus qui sont en faute? À moins que vous démontriez que des personnes soient "victimes" d'un système québécois raciste, trasmis par nos ministères et organismes gouvernemenraux, que poyvons-nous faire? Réviser des politiques interne est un bon pas, mais ce sont les individus qui devront les respecter. Quelles sont les situations dans d'autres provinces et pays?

Fernand Cloutier

On sait que le racisme systémique est, en partie, un effet non voulu d’un système. Comment alors arriver à produire un indicateur fiable, une mesure de cet effet, un calcul mesurant un écart entre un taux normal et anormal pour ainsi dire ?

Paul Laberge

Bonjour, je pense qu’on pourrait parler de racisme systémique sectoriel au lieu de racisme systémique. Oui le racisme systémique existe mais la généralisation du phénomène choque beaucoup et provoque une réaction répulsive du phénomène. Il faut dénoncer le racisme systémique là où il existe et en même temps reconnaître qu’à plusieurs endroits il est quasiment absent. Que la police de Montréal reconnaisse que le racisme systémique existe dans son organisation ne veut pas nécessairement dire que toute là fonction publique de la ville de Montréal souffre de racisme systémique. L’hôpital de Joliette est peut-être plus affecté par le phénomène que l’Hôtel Dieu de Québec par exemple. Ce qui choque dans ce débat c’est la généralisation de nature culpabilisante pour tous sans distinction.

Sylvain Sauvé

Pourquoi avoir permuté les définitions de discrimination systémique et celle de racisme systémique? La CDPDJ définit les deux notions en page 6 et 7 de son rapport que vous cité. En permutant ainsi les définitions vous entretenez la confusion et par le fait même la division. C'est dommage car cela nuit à votre crédibilité générale. Je pense que la vaste majorité des québécois seraient d'accord pour reconnaître qu'il y a discrimination systémique. Ce sont d'ailleurs les mots de la Commission Viens repris par Louis Harel ce matin dans Le Devoir. La Commission Viens utilise 5 fois l'expression «racisme systémique», mais pour citer d'autres travaux. C'est, je crois, une nuance importante que personne, hélas, ne fait.

Moïra Rendace

Que penseriez-vous d'utiliser plutôt l'expression "racisme cistémique"? Cela est plus qu'un simple jeu de mots car le préfixe "cis" peut caractériser l'homme blanc hétérosexuel majoritaire qui impose sa domination sur toutes les différentes minorités, incluant celles de l'identité de genre et de l'orientation sexuelle.

Luc Noel

Je ne suis pas d'accord avec votre approche ou définition de racisme systémique concernant le Québec,c'est méconnaitre ou faire volontairement abstraction de la réalité du Québec et de la façon dont elle même est racisé à l'intérieur du Kanada.