Robotisation - L'influence sur la qualité des emplois

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Nous avons vu dans le précédent billet que la robotisation ne semblait pas forcément détruire les emplois, mais pouvait même en créer. Tournons-nous à présent sur un enjeu très peu abordé lorsqu’il s’agit de discuter du progrès technologique, soit l’impact de la robotisation sur les salaires. Les variations de salaires sont des phénomènes complexes à analyser, ce qui explique probablement pourquoi il n’en est presque jamais fait mention dans les comptes rendus de la presse. Le salaire est effectivement influencé par énormément de facteurs, ce qui rend très difficile l’isolement de l’effet significatif d’un seul d’entre eux. Les observations de ce billet sont donc à prendre avec de grandes réserves, car elles ne prétendent pas faire l’entière lumière sur les variations de salaire observées, d’autant que les hypothèses utilisées dans ce billet et le précédent sont simplificatrices à dessein. L’objet de ce billet vise davantage à mettre de l’avant l’enjeu de la qualité des emplois qui peuvent être créés à la suite de la robotisation.

Robotisation : pourquoi reste-t-il des emplois?

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De nombreux débats ont occupé et occupent encore la société quant au remplacement des emplois par les robots, ce que les économistes nomment dans la théorie de la production l’effet de substitution entre le capital et la main-d’œuvre. Ce billet s’attardera dans un premier temps à observer les données disponibles sur l’emploi de trois secteurs d’activité (agricole, services professionnels, scientifiques et techniques et le secteur de l’hébergement et de la restauration) qui devraient avoir été fortement influencés par le progrès technologique. Un second billet s’intéressera à un effet peu débattu, l’effet de l’automatisation sur les salaires de ces mêmes secteurs. Comme tout phénomène économique cependant, les explications sur les faits observés ne peuvent se limiter à un seul facteur. Les observations et hypothèses explicatives de ce billet et du prochain sont donc à prendre avec une certaine réserve.

Bientôt le salaire minimum à 15$ aux États-Unis ?

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Les élus de la chambre des représentants aux États-Unis seront appelés sous peu à voter sur un projet de loi qui propose de faire passer le salaire minimum fédéral de 7,25$US (9,52$CA) à 15$US (19,69$CA) l’heure d’ici 2024, soit une hausse de plus du double. Le « Raise the Wage Act », présenté en février dernier par le sénateur indépendant du Vermont Bernie Sanders et le représentant démocrate de la Virginie Bobby Scott, prévoit en outre d’indexer le salaire minimum à la variation du salaire médian au pays ainsi que de relever les minimums salariaux pour les employé·e·s de la restauration, les adolescent·e·s et les personnes en situation de handicap.

Que faire contre la crise du logement?

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Depuis quelque temps, plusieurs intervenants sonnent l’alarme quant à la situation du logement à Montréal, mais aussi dans plusieurs villes du Québec telles que Laval, Longueuil, Sherbrooke ou Gatineau. On considère que la situation du marché locatif est à l’équilibre lorsque le taux d’inoccupation atteint 3 %. Or, dans la métropole, le taux d’inoccupation se situe désormais à 1,9 %. Entre 2000 à 2012, le prix moyen des loyers a crû en moyenne annuellement de 0,6 %, tandis qu’entre 2013 et 2017, ce chiffre est monté à 1,7 %, en dépit d’un marché revenu à l’équilibre[1].

 

Le Fonds vert est mort, vive le Fonds d’électrification et des changements climatiques?

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Nous apprenions récemment que le gouvernement Legault décidait de convertir le Fonds vert en Fonds d’électrification et des changements climatiques (FECC). Du même souffle, il transfère la responsabilité de la société d’État Transition énergétique Québec (TEQ) au ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles. Avec cette annonce, le gouvernement veut se donner plus de moyens d’investissement en infrastructure, sans avoir à rendre trop de comptes au public.

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