L’autre personnalité de l’année 2020 : la maison

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L’an dernier, l’IRIS avait élu les expert·e·s « autre personnalité de la décennie » en raison du trop peu d’attention qu’on leur avait accordée tout au long de la décade qui s’achevait alors. Le discrédit envers la science avait en effet selon nous relégué la parole savante au second plan, à une époque où l’opinion triomphe par ailleurs dans l’espace public. Le constat que nous posions alors s’applique malheureusement trop bien à l’année qui vient de se clore. 2020 a été marquée par la prolifération de théories plus extravagantes les unes que les autres à propos de la COVID-19.

Les revenus du cinquième le plus pauvre de la population avant ceux du cinquième le plus riche

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Il y a 20 ans, en novembre 2000, une pétition signée par 215 307 personnes a été déposée à l’Assemblée nationale du Québec pour demander une loi sur la base d’un projet de loi citoyen qui proposait une feuille de route vers un Québec sans pauvreté. Cette Proposition pour une loi sur l’élimination de la pauvreté était le fruit d’un travail rigoureux et acharné d’une large coalition d’organisations communautaires, syndicales, féministes, étudiantes, religieuses et coopératives actives partout au Québec. Vingt ans plus tard, que pouvons-nous apprendre ou reprendre de cette initiative ?

Réquisitionner les GMF pour faire face à la COVID

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Depuis plusieurs semaines, on nous répète que les hôpitaux du Québec sont sur le point d’être débordés par les cas de COVID-19 qui se multiplient. On apprend aujourd’hui que le scénario du pire semble se dessiner dans les hôpitaux montréalais qui, à la veille du congé des Fêtes, sont déjà surchargés par les patient·e·s atteint·e·s de la COVID. La plupart d’entre eux sont aux prises avec des éclosions, et c’est la crainte de rupture de services dans le réseau hospitalier qui explique en bonne partie les sacrifices importants demandés à la population pour la période des Fêtes. Cette attention portée sur les hôpitaux laisse toutefois en suspens une question importante : que font les GMF pour protéger le réseau face au virus?

En un graphique: les déterminants de la santé

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La pandémie de COVID-19 a braqué les projecteurs sur les impacts dévastateurs que peut avoir un virus sur la santé, ce que la population des pays occidentaux, protégée par des vaccins trop souvent inaccessibles ailleurs, avait eu tendance à oublier depuis quelques décennies. L’incursion brutale de ce virus dans nos vies et la course au vaccin qu’elle a stimulée tend néanmoins à renforcer la conception de la santé qui prédomine dans ces mêmes pays, conception largement centrée sur les causes biologiques et individuelles de la maladie (génétique, bactéries, virus, mauvaises habitudes de vie, etc.), ainsi que sur le rôle du système de soins (et en particulier des médecins, des hôpitaux et des médicaments) comme remède principal aux problèmes de santé. Or, ces facteurs sont loin d’être les seuls déterminants de l’état de santé des populations. En fait, ce ne sont même pas les plus importants.

Le gouvernement profite-t-il du blanchiment d’argent au casino?

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Dans les derniers jours, un travail d’enquête de plusieurs journalistes du groupe Québecor a permis de révéler que le Casino de Montréal était un terrain de prédilection pour le blanchiment d’argent par le crime organisé depuis plusieurs années. La pratique était tellement répandue que le casino offrait des cadeaux à des dirigeants connus du monde interlope à travers les programmes de récompense octroyés aux gros joueurs. L’enquête a tellement choqué le public que le ministre des Finances, Éric Girard, a commandé un audit externe spécial sur le blanchiment d’argent dans les casinos du Québec. Or, puisque le gouvernement est le principal bénéficiaire de Loto-Québec, cet exercice sera-t-il suffisant pour venir à bout de ces pratiques criminelles? 

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