L’art de travailler moins grâce aux politiques publiques

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Les normes du travail au Québec ont besoin d’un bon coup de dépoussiérage. Adopté en 1979 (et mis en application en 1980), le Code du travail a connu deux révisions majeures : une en 1990 et l’autre en 2002. Voilà donc plus de 15 ans que l’on vit avec les mêmes règles entourant le travail, même si celui-ci (et la vie qui l’entoure) a bien changé. Nous devions avoir une nouvelle mouture l’an dernier, mais finalement, l’exercice a été repoussé et c’est au mois de mars que nous devrions voir les résultats. À moins, bien sûr, que les élections imminentes changent de nouveau le calendrier.

L’exportation d’électricité devra être collaborative ou ne sera pas

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Les derniers jours ont été mouvementés chez Hydro-Québec. Après avoir annoncé qu’elle remportait le plus gros contrat de son histoire au Massachusetts grâce à la construction de la ligne Northern Pass Transmission (NPT), voilà que nous apprenons que le comité de sélection de sites du New Hampshire refuse le projet.

La solution pour l’itinérance? Plus de logements, moins d’austérité

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Il y a trois ans, Montréal se prêtait pour la première fois au dénombrement des sans-abri présents sur son territoire. Des centaines de bénévoles ont alors arpenté les rues pour interroger ceux et celles qui dormaient dehors à propos de leur situation. L’exercice, bien qu’imparfait, a permis de mettre un chiffre sur une réalité complexe, un chiffre qui peut ensuite servir de référence pour tracer son évolution. L’an prochain, on reprendra en effet le compte. Par contre, comme ce travail n’a commencé qu’en 2015, il est difficile de voir l’effet réel et complet de l’austérité sur l’itinérance dans la métropole. Voilà qui est dommage car, comme le démontre un article du British Medical Journal (BMJ) qui s’est penché sur le cas du Royaume-Uni, il y a un lien direct entre les politiques de « rigueur » budgétaire et l’augmentation de l’itinérance.

Les nouveaux « prophètes » de l’université marchande et globalisée

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Le 25 janvier dernier, La Presse publiait un article dont le titre donne ton : «  Formation préuniversitaire collégiale : des chercheurs contestent l’efficacité des cégeps ». Après l’épisode du Rapport Demers qui s’attaquait à la formation générale collégiale au nom de l’arrimage école-marché, voici qu’une autre salve s’abat sur l’existence même de la formation préuniversitaire collégiale, qu’il faudrait abolir pour imiter le Canada anglais. La proposition en question émane de Robert Lacroix et Louis Maheu[1], membres du CIRANO, et a été publiée dans un livre à l’intitulé tout aussi transparent : Le Québec économique. Éducation et capital humain. 

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