Le Conseil des universités : Réforme managériale et soumission des universités à la concurrence internationale

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Les 25 et 26 février 2013 s’est tenu le Sommet sur l’enseignement supérieur. Afin de tourner le dos à une année des plus mouvementées sur les campus postsecondaires du Québec, le gouvernement a mis en place cinq chantiers ayant la responsabilité de lui soumettre des recommandations sur un thème particulier (aide financière aux études, loi-cadre des universités, offre de formation collégiale, politique de financement des universités). L’un de ces chantiers, présidé par Claude Corbo (ancien recteur de l’UQAM), devait évaluer l’opportunité de créer un Conseil national des universités (CNU) et a remis son rapport en juin dernier. Dans ces notes de recherche, l’IRIS prévient le gouvernement qu’une mise en œuvre du Rapport Corbo pourrait résulter en une perpétuation des problématiques déjà soulevées durant le printemps érable (soumission du savoir aux besoins du marché, absence de contrôle sur la gestion de nos universités, absence de réflexion sur les finalités de l’institution, etc.), et ce, en soumettant davantage nos universités québécoises à la gouvernance managériale et aux cadres de la concurrence internationale. Afin d’offrir une évaluation complète du Rapport Corbo, ces notes de recherche sont divisées en trois parties : d’abord une mise en relation de la proposition actuelle de création d’un CNU avec l’existence d’un organisme similaire jusqu’en 1993 ; ensuite une analyse du cadre concurrentiel, sous les apparences du maintien de l’autonomie universitaire, que met de l’avant le Rapport Corbo; et, finalement, des propositions visant à revaloriser l’autonomie et les missions fondatrices des institutions universitaires québécoises.

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