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Pauvreté : Quel revenu viable pour 7 grandes villes du Québec ? Un indicateur pour sortir la tête hors de l’eau

2 mai 2019


Montréal, le 2 mai 2019 – Mesure-t-on correctement les seuils de pauvreté au Québec ? Pas suffisamment, selon l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS). Dans une note socioéconomique publiée aujourd’hui, l’Institut propose, pour cette année encore, un indicateur complémentaire à la mesure du panier de consommation (MPC) utilisée à l’heure actuelle : le revenu viable.

Cette année, le revenu viable moyen pondéré pour une personne seule s’élève à 26 721 $. Il a été calculé pour sept municipalités québécoises, selon trois types de ménages.

 

Niveau du revenu viable 2019, selon le type de ménage et la localité

Ville

Personne seule

Personne monoparentale avec un enfant

Couple avec deux enfants d’âge préscolaire

Montréal

27 205 $

37 435 $

58 166 $

Québec

26 651 $

37 081 $

57 504 $

Trois-Rivières

23 504 $

34 236 $

55 017 $

Saguenay

23 888 $

40 593 $

60 405 $

Sept-Îles

30 935 $

41 579 $

62 180 $

Gatineau

25 753 $

35 927 $

56 590 $

Sherbrooke

24 037 $

34 653 $

55 414 $

 

Novateur, le revenu viable 2019 tient compte du coût de la vie et des spécificités régionales pour arriver à des seuils de sortie de la pauvreté plus réalistes. « Les montants utilisés à l’heure actuelle par le gouvernement du Québec pour mesurer la sortie de la pauvreté ne correspondent tout simplement pas à la réalité, indique Philippe Hurteau, chercheur à l’IRIS. Ils ne couvrent que les besoins de base. Ils ne permettent pas de faire des choix. » 

Le revenu viable se base quant à lui sur les besoins réels des ménages. « On ne parle pas de luxe ici, mais bien de légères périodes de répit pour des familles qui en auraient bien besoin, ajoute le chercheur. Par exemple, avec notre indicateur, un ménage pourra se permettre un repas au restaurant par mois et une activité plus festive, alors que la MPC s’en tient strictement au guide alimentaire canadien et peut difficilement permettre une certaine vie sociale. Avec le revenu viable, une personne pourra pourvoir à ses besoins en vêtements là où, du côté de la MPC, elle devra probablement fréquenter les comptoirs vestimentaires. Elle pourra aussi épargner pour la retraite et prendre deux semaines de vacances modestes. Ce n’est pas la vie des gens riches et célèbres. C’est le strict minimum pour permettre de sortir la tête hors de l’eau. »

Cliquez ici pour lire la note.