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22M$ par an pour la contraception gratuite au Québec

11 juin 2026


Montréal, le 11 juin 2026 – L’implantation de la contraception gratuite à l’échelle du Québec coûterait environ 22 M$ par an, révèle aujourd’hui un nouveau rapport de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS).

« Il est évident qu’un meilleur accès aux contraceptifs de longue durée permettrait d’améliorer la santé des femmes et de favoriser l’égalité entre les hommes et les femmes en plus de générer des économies substantielles pour l’État », note Eve-Lyne Couturier, chercheuse à l’IRIS et autrice de l’étude.

Pour arriver au montant de 22 M$, la chercheuse postule que les femmes adopteront en plus grand nombre des méthodes de contraception efficaces une fois la barrière financière levée, ce qui permettra de réduire le nombre de grossesses non planifiées d’environ le quart.

Les bienfaits associés à la gratuité des méthodes contraceptives

« Mettre en place la gratuité contraceptive permettrait de donner pleinement aux femmes la liberté de choisir le type de contraception qui répond le mieux à leurs besoins, peu importe le coût », explique Eve-Lyne Couturier, autrice de l’étude.

En effet, en Colombie-Britannique où les contraceptifs sont gratuits depuis 2023, l’utilisation des méthodes contraceptives longue durée (stérilet et implant) a augmenté de près de 50%. Bien que ces méthodes soient les plus efficaces pour prévenir les grossesses, elles demandent un investissement de départ considérable pour les individus.

« Québec s’est entendu récemment avec le gouvernement fédéral pour financer ses infrastructures, mais il pourrait également mettre la main sur plusieurs centaines de millions de dollars pour financer la contraception gratuite grâce au programme d’assurance médicament mis en place en 2024 » , rappelle la chercheuse.

Agir aussi sur l’éducation et l’accès

Le rapport insiste sur la nécessité de combiner la gratuité avec une stratégie d’éducation à la sexualité et des services de conseils et de soins sexuels bien répartis sur le territoire de la province. 

« Les facteurs qui distinguent les pays où les méthodes contraceptives avec les plus hauts taux de succès sont fortement utilisées sont le coût des contraceptifs, mais aussi l’éducation à la sexualité, ainsi que l’accès aux services et à l’information », conclut l’autrice de l’étude.