Le déficit humain imposé aux plus pauvres

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Dans notre société, l’accès à l’argent est nécessaire à la survie afin de pouvoir se procurer les biens et services de base. Les premiers dollars composant le revenu des ménages prennent une importance capitale et différente des dollars situés plus haut dans ce revenu en ce qu’ils permettent justement de se procurer l’essentiel. S’ils manquent, des personnes et des communautés se retrouvent en déficit humain, autrement dit en manque de nécessités vitales. Pendant que les projecteurs sont braqués sur la dette publique, une autre dette bien plus importante se développe dans l’ombre, dans le cumul année après année des déficits humains qui hypothèquent la vie et l’espérance de vie. Dans cette note, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) souhaite lever un coin du voile sur cette dette collective envers les plus pauvres en mesurant un aspect de ces déficits humains, soit les dollars ayant manqué aux revenus des ménages du Québec, de 2002 à 2011, pour combler leurs besoins de base. Nous démontrons que, malgré l’ampleur de la richesse produite collectivement, nous imposons d’importants sacrifices à une part non négligeable de la population en raison de son maintien sous le seuil de cette couverture minimale.

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