Qu'est-ce qu'une empreinte écologique?

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L’empreinte écologique est un indicateur économique et environnemental qui estime l’impact de l’activité humaine sur la biosphère et il s’inscrit dans la dynamique instaurée dans le cadre du Club de Rome. Ce terme a été principalement développé par William Rees et  Mathis Wackernagel, respectivement professeur de planification urbaine de l’Université de Colombie-Britannique et docteur en planification communautaire et régionale, dans leur livre Our Ecological Footprint: Reducing Human Impact on the Earth. Grâce à cet indice, il est possible de voir les coûts écologiques de la croissance économique sur la planète.

Pour calculer l’empreinte écologique, on compare la consommation de l’être humain à la capacité de régénération de la planète. Il s’agit en fait de déterminer la surface terrestre nécessaire à l’absorption du CO2 et à la production de ressources renouvelables liées à la présence humaine. Ainsi, ce système de comptabilité environnementale permet de savoir si nous sommes dans une situation de « dépassement écologique» ou non. L’unité de base de ce calcul est le Hag (pour « hectare global ») et représente le nombre d’hectares nécessaires à la régénération de la planète pour soutenir l’activité humaine.

Actuellement, l’empreinte écologique par personne s’élève à 2,7 hag alors que la terre ne peut en supporter que 1,8. La planète, pour compenser cet écart entre la capacité planétaire et  l’activité humaine, doit puiser dans ses réserves passées. Par le fait même, un dépassement des capacités planétaires crée une pression supplémentaire sur les générations futures qui devront réorganiser leur vie en fonction des limites planétaires tout en compensant pour la « surconsommation » des ressources globales observée depuis 1971.

Selon le rapport Planète vivante 2012 : Biodiversité, biocapacité et développement de la World Wildlife Federation (WWF)  l’empreinte écologique de l’activité humaine excède dorénavant de 50 % la capacité de renouvellement de la planète. Il faut donc 1,5 an pour générer les ressources naturelles utilisées par les humains en 1 année. Selon ce même rapport, si l’humanité ne transforme pas ses modes de vie de manière radicale, l’activité humaine annuelle nécessitera l’équivalent de 2 planètes en 2030 et de 2,8 planètes d’ici 2050. Si la planète entière adoptait le mode de vie des Nord-Américains, alors l’humanité consommerait l’équivalent de 4 terres annuellement.  Cette situation insoutenable à long terme risque non seulement de créer de graves catastrophes naturelles, mais aussi de générer des inégalités majeures entre les différents peuples.  Depuis 1968, l’empreinte écologique mondiale a connu une hausse constante alors que la superficie des régions capables d’absorber le Co2 est en constante diminution.  

Selon Rees et Wackernagel, l’économie humaine basée strictement sur la croissance économique n’est pas viable à long terme. Selon eux, si l’ingéniosité humaine peut certainement travailler à améliorer le bien-être individuel et collectif, elle ne doit pas le faire qu’à travers la recherche de la croissance effrénée. Si cette réflexion reste marginale, elle commence à gagner en importance, comme le démontre cet éditorial du Devoir.

L’empreinte écologique est un indicateur intéressant à intégrer à l’économie puisqu’il permet d'évaluer l’activité humaine à l'aune des limites de la planète.

 

alez gravelle

je vous supporte et j aimerais bien vous apporter mon aidée merci de bien vouloir me répondre.
nic ta gros pute de mere anfent de chienne de ta mere de alez gravelle

jojo

trop nice