Les Québécoises ont-elles accès à l'avortement?

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Vingt ans après sa décriminalisation au Canada, l’avortement fait à nouveau les manchettes. La présente note porte sur certaines failles dans l’organisation des services publics d’avortement au Québec et au Canada, lacunes qui influencent les femmes à se tourner vers les services offerts en cliniques privées. Un jugement de la Cour supérieure rendu en 2006 oblige désormais le gouvernement du Québec à rembourser les femmes qui se font avorter en cliniques privées, ce qui équivaut à une subvention indirecte de l’État au secteur privé. Le Jugement sur le recours collectif concernant les interruptions volontaires de grossesse facilite ainsi l’accès à cinq cliniques montréalaises, mais sans apporter de solution globale au problème récurrent du manque d’accessibilité des services d’avortement.

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