Regards sur la CAQ #3 – Hausse du salaire minimum : les impacts sont-ils si négatifs ?

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Le nouveau gouvernement ontarien du conservateur Doug Ford a annulé la hausse du salaire minimum à 15 $ l’heure prévue par l’administration précédente pour le premier janvier 2019, prétextant que l’augmentation à 14 $ survenue en janvier 2018 avait eu des impacts négatifs sur l’économie et l’emploi. Il n’en fallut pas plus pour que le nouveau ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale du Québec, Jean Boulet, déclare vouloir s’inspirer de l’expérience de nos voisins afin de ne pas répéter les mêmes erreurs avec un accroissement trop rapide du niveau minimal de rémunération horaire. Comme l’exemple ontarien est cité pour justifier l’orientation gouvernementale en matière de salaire minimum, la présente fiche mettra en lumière les carences factuelles des commentateurs qui la décrivent comme une catastrophe économique.

Selon plusieurs, une hausse substantielle du salaire minimum est mal avisée parce qu’elle nuirait aux personnes qu’elle est censée aider : les jeunes et les bas salarié·e·s, surtout présents dans les secteurs du commerce de détail, de la restauration et de l’hôtellerie. Par l’étude du cas ontarien, nous verrons si ces craintes sont fondées.

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